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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
La roue pendante se compose de seize palettes droites, en bois d’orme,boulonnées sur des bras en chêne, lesquels sont assemblés avec des man-chons ou tourteaux de fonte, et retenus solidement par des boulons,comme on l’a vu dans la roue de côté , l re livraison, I er volume.
Pour mobiliser cette roue, on dispose vers les extrémités des deuxpièces de charpente, sur lesquelles reposent ses tourillons, de forts vérinsou vis verticales, à l’aide desquelles on peut soulever des charges considé-rables.
r® A l’une des extrémités de son arbre s’ajuste une roue d’angle, qui en-grène avec un pignon d’angle en fonte, auquel elle transmet une vitessede rotation trois fois plus grande que celle qu’elle reçoit. Ce pignon estmonté sur un arbre vertical en bois, qui est aussi fretté à chaque bout.
Lorsqu’on soulève ou lorsqu’on baisse la roue hydraulique, on lève eton baisse en même temps l’arbre vertical et tout ce qu’il porte ; il enrésulte que le pignon d’angle reste toujours engrené avec la roue qu’ilcommande.
Au-dessus du premier plancher que l’arbre vertical traverse, est placéeune plate-forme circulaire en fonte qui, à son intérieur, et de distance endistance, renferme des platines ou coussinets en bronze, lesquels sontpressés contre la circonférence d’une large colonne verticale en fonte, pourmaintenir cette colonne, en lui permettant de tourner avec l’arbre qui latraverse dans toute sa hauteur,
Un plateau de fonte est aussi appliqué sous le deuxième plancher, etporte des coussinets semblables pour embrasser et retenir la colonne danssa partie supérieure.
Or, vers le milieu de cette colonne est ajustée une roue droite horizon-tale, qui est destinée à commander les pignons des meules. C’est cette rouequi, dans les anciens moulins, se trouve directement attachée sur l’arbrevertical. Par l’application de la colonne mobile, on voit qu’elle doit resterconstamment engrenée avec la roue qu’elle commande, sans être obligéde les déranger ni l’une ni l’autre.
En effet, les deux bases de la colonne sont percées de deux ouverturesquarrées qui correspondent exactement à la section de l’arbre; elles lais-sent donc passer celui-ci, et lui permettent même de monter ou de des-cendre, sans qu’il oblige la colonne à suivre sa marche rectiligne; il ne faitque l’entraîner dans son mouvement de rotation.
Mais pour que cette colonne, qui supporte une charge assez considéra-ble , puisqu’à son propre poids il faut ajouter celui de la roue horizontale,se trouve suffisamment soutenue et qu’elle puisse tourner avec facilité, leconstructeur a disposé à sa base un système de galets en fonte tournésavec soin, et fixés sur des tourillons d’acier, lesquels sont portés d’unepart par un cercle intérieur en fer, et de l’autre par des pointes à vis tarau-dées dans le cercle extérieur. Ces galets roulent librement sur la partietournée conique de la plate-forme, et la base élargie de la colonne repos e