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Tome troisième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

MÉTIER MÉCANIQUE POUR LA SOIE ,

PAR M. GUSTAVE CHRISTIAN.

Dans les métiers mécaniques construits par M. G. Christian, depuis plu-sieurs années, pour la filature de la soie, ce mécanicien a fait lapplicationdune disposition fort simple et très-ingénieuse pour permettre de donnerune vitesse considérable aux bobines, sans crainte déchauffement des col-lets. Cette disposition, pour laquelle lauteur a pris un brevet dinvention,est telle, que laxe de chaque bobine, danssa marche rectiligne alternative,salimente constamment dune goûte dhuile qui se répand sur toute lé-tendue du collet, et qui ne séchappe jamais au dehors. Pour cela , uneéchancrure longitudinale est ménagée sur la longueur de laxe , et deuxouvertures sont pratiquées vers les extrémités du tube qui lui sert de sup-port, et qui forme en même temps coussinet à lailette, de manière que lagoutte dhuile qui pénètre par lorifice inférieur, sélève avec laxe jusquevers le haut du collet pour retomber par lorifice supérieur et alimenter lecoussinet de lailette. On concevra limportance dune telle disposition, sion sait la vitesse énorme avec laquelle les bobines de ces sortes de métiersdoivent tourner, vitesse que M. Christian est parvenu à élever jusquà 22mille révolutions par minute. Nous espérons faire connaître ce systèmeplus complètement, en donnant la description dun métier tout entier, telque lexécute aujourdhui cet habile constructeur.

NOUVEAU MÉTIER CIRCULAIRE POUR TOUS GENRES DE TRICOTS ,

PAR MM. LEGROS ET POITEVIN.

Le caractère distinctif de ce nouveau métier réside dans la combinaisondes aiguilles à lintérieur de lappareil , et du tissu glissant aussi à linté-rieur du chemin de fer, par opposition à la disposition des aiguilles à lex-térieur de la machine, et du tissu glissant également à lextérieur du che-min , comme cela a lieu dans les métiers ordinaires du même système.Cette nouvelle disposition permet dobtenir un tricot plus serré , qui ré-sulte du rapprochement des aiguilles vers le centre ; elle diminue considé-rablement la rupture de celles-ci, parce que le tissu fatigue moins; il enrésulte aussi, par suite, moins dentretien, moins de déchet, et plus de cé-lérité dans la main-dœuvre; de plus le tricot ne se trouve pas graissé etsali, comme il lest inévitablement dans les autres métiers. Un brevet din-vention et de perfectionnement de cinq ans, a été délivré aux auteurs, le 8avril 1843, pour les améliorations quils ont apportées dans ce métier.