MACHINE A VAPEUR. 201
manivelle. La bague H 2 qui entoure l’excentrique est en fonte ou mieuxen bronze ; elle est fixée avec la tringle par une simple clavette.
Ainsi, dans la marche rotative continue de l’excentrique , on voit quecette tringle, la tige elle tiroir reçoivent un mouvement de va-et-vient,dont la course est justement égale au diamètre de l’excentrique, lequel estdéterminé par la hauteur des orifices g ou g', et des parties du tiroir quirecouvrent ces orifices. Or, M. Farcot place ce tiroir de manière à présenterune très-légère avance à l’entrée de la vapeur, comme on le voit sur les fig.13 et 14, et une avance plus sensible à la sortie , ce qui facilite, comme onle sait, la marche de la machine, aux extrémités de la course du piston,parce qu’on donne déjà issue à la vapeur qui a opéré son action sur lui,lorsqu’il est pour changer de direction. Cette avance qui, jusqu’à ces der-niers temps, n’avait été adoptée que dans les machines locomotives, a faitle sujet d’études sérieuses de la part de plusieurs ingénieurs, et a amené àde très-bons résultats. On a cru qu’il n’était peut-être pas d’une aussigrande importance pour les machines fixes dans lesquelles les vitesses depistons sont beaucoup moins considérables, et dans lesquelles la vapeursortant, s’échappe libre dans l’air sans avoir besoin de produire de tirageartificiel, puisque le foyer est suffisamment activé par des cheminées degrande élévation ; cependant plusieurs mécaniciens intelligents , qui sontobservateurs, ont reconnu le bon effet que l’on obtient par l’avance dutiroir dans ces machines, surtout pour la sortie de la vapeur.
Détente variable par le modérateur. — Déjà nous avons fait con-naître, dans le I er vol. de ce Recueil, le mécanisme de M. Farcot pouropérer la détente dans les machines, au moyen de glissières alternative-ment fixes et mobiles. Le premier tracé que nous en avons donné étaitappliqué à une machine oscillante à haute pression. Ce constructeur n’apas cessé de faire l’application de ce système dans toutes les machines qu’ila montées depuis, en le disposant toujours de manière à permettre devarier le degré de détente, soit à la main, soit par le modérateur à boulesou par le régulateur à air.
On se rappelle que ces glissières ne sont autres que de petites plaquesrectangulaires j,/, tout à fait indépendantes l’une de l’autre, et percéeschacune de deux ouvertures correspondantes à celles ménagées sur la faceverticale extérieure du tiroir sur laquelle elles s’appuient. Elles doiventobstruer ces dernières ouvertures, pendant un certain temps, pour inter-rompre l’entrée de la vapeur de la boîte dans le cylindre, et les laisserouvertes ensuite, pendant un temps plus ou moins court, pour permettrel’introduction. Des ressorts k, h', tiennent ces glissières constamment appli-quées contre le tiroir, de manière qu’elles peuvent être entraînées dans lamarche de celui-ci, lorsque aucun obstacle ne s’y oppose. Elles portentaussi chacune un mentonnet et un goujon, pour être arrêtées dans leurmarche, d’un côté par la came en développante l, placée au centre de la