MACHINE A VAPEUR.
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taraudée pour se visser directement sur leur tige commune ; il en résultequ’en tournant celle-ci dans un sens ou dans l’autre, on les rapproche ouon les écarte, et par suite on augmente ou on diminue le degré de détente,puisqu’on intercepte plus tôt ou plus tard les orifices correspondants dutiroir, et par conséquent l’introduction delà vapeur dans le cylindre. Nousdevons dire que ces constructeurs , qui s’occupent principalement demachines à vapeur, ont obtenu un brevet d’invention de cinq ans, pourcette disposition, en janvier 1842.
Ces divers systèmes de détente variable paraissent donner de très-bonsrésultats , comme appliqués aux machines fixes, qui, comme on le sait,ne marchent pas en général à une vitesse de plus de 1 mètre par seconde;mais il n’est pas probable qu’ils puissent s’appliquer aussi facilement dansles locomotives, où les vitesses de piston sont quelquefois de 3 mètrespar 1", parce que l’on éprouverait nécessairement des chocs continuelsqui détérioreraient rapidement les parties mobiles les plus essentielles. Lesystème d’Edivards, qui a été essayé sur une locomotive du chemin deSaint-Germain, peut prouver cette assertion, au moins jusqu’à un certainpoint, puisqu’elle n’a pu réussir. Cependant appliquée à la machine fixe quifait marcher les outils des ateliers, elle fonctionne très-bien.
TRANSMISSION DE MOUVEMENT.
Piston a vapeur et parallélogramme. — Le piston qui est renfermédans le cylindre à vapeur est entièrement métallique , à segments et àressorts, comme dans les machines à haute pression ; il est représenté sépa-rément sur lesfig. 8 et 9 de la pl. 21, où on le voit coupé par l’axe suivantla ligne 5-6 et en projection horizontale, son couvercle étant enlevé. Il secompose d’un corps en fonte J, alésé à son centre d’un trou conique pourrecevoir l’extrémité inférieure de sa tige en fer J J', avec laquelle il est reliépar une clavette qui, pour qu’elle ne puisse s’enlever, se trouve compriseexactement dans l’ouverture du couvercle J 2 . Cet assemblage est utile etpeut éviter des accidents graves, comme il en est arrivé lorsque la clavettes’est détachée. Le constructeur adopte toujours deux rangs de segments etde coins, placés de manière que les joints se croisent, afin d’éviter toutefuite de vapeur , condition essentielle pour qu’un piston puisse être con-sidéré comme bien exécuté. Les segments x sont au nombre de quatre surchaque rang; ils sont séparés par autant de coins x', sur le milieu des-quels opère la pression des ressorts intérieurs qui se croisent, comme lemontre le plan fig. 9. M. Farcot a préféré faire ces ressorts en acier mé-plats, amincis par les extrémités, plutôt que des ressorts à boudin, qui sontsusceptibles de s’encrasser, et souvent de ne pas jouer convenablement oude se rompre; ils sont soutenus par des goujons taraudés dans le corps dupiston ; ils tendent à pousser les coins dans la direction des rayons passant