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simplifier. On peut du reste régler la position de ces tiges, et par suite celledu balancier n', au moyen de l’axe n~ qui est libre dans un canon, et qui,d’un bout, porte une petite poignée par laquelle on le fait tourner, et del’autre, une manette à coulisse n l (fig. 3 et 18). Cette dernière est liée par ungoujon à la traverse supérieure h 2 , qui se trouve entraînée lorsqu’on labaisse ou lorsqu’on la lève. La tringle m* est en deux parties réunies parun double écrou, taraudé en partie d’un pas à droite et d’un pas à gauche,pour permettre d’en régler exactement la longueur; elle est assemblée àcharnière par la partie supérieure avec la fourchette n", qui, embrassantla gorge de la douille mobile E', est tantôt soulevée par elle et tantôt bais-sée, suivant que les deux branches F du modérateur s’éloignent ou se rap-prochent de l’axe vertical E qui les porte. Le mouvement de rotation decet arbre est donné, comme on le fait le plus généralement, par une poulieG', que l’on monte sur l’arbre moteur, et dont la corde enroule l’une desgorges de la poulie G, après avoir passé sur des poulies de renvoi.
M. Farcot, comprenant les inconvénients que présente le système dependule conique, appliqué aux machines à vapeur, inconvénients que nouscroyons avoir suffisamment fait sentir dans la description relative au régu-lateur à air, vient d’y apporter une modification fort importante qui a faitl’un des sujets principaux de son brevet, et que nous nous proposons defaire connaître dès qu’il nous sera possible d’en avoir le dessin.
L’idée de régler la détente par le modérateur est aujourd’hui mise à exé-cution par plusieurs constructeurs. On sait que M. Edwards en a fait, il y adéjà bien des années, des applications heureuses, principalement dans sesmachines à deux cylindres. On se rappelle que son système consiste à faireagir la tige ou le levier du modérateur sur deux tocs contre lesquels vien-nent alternativement butter les glissières rapportées derrière le tiroir dedistribution et entraînées dans sa marche.
MM. Meyer, de Mulhouse , et MM. Schneider, du Creuzot, placent surl’axe du pendule des espèces de cames coniques contournées en hélice, etqui, agissant sur la tige d’une soupape placée sur le devant de la boîte dedistribution, ouvrent ou ferment celle-ci à propos, suivant que la machineexige plus ou moins de puissance.
MM. Legavrian et Dequoy, de Lille , qui ont adopté les glissières der-rière le tiroir, comme MM. Edwards et Farcot, font marcher ces glissièrespar un excentrique et non par le tiroir. Au milieu de celui-ci, du côté surlequel frottent les glissières, est ménagé un renflement traversé par la tigequi les porte, et qui est taraudée d’un filet à droite et d’un filet à gauche,lesquels sont séparés par une embase. Ce n’est que lorsque celle-ci ren-contre le renflement qu’elle fait marcher le tiroir, pour l’abandonner dèsqu’elle change de direction ; ce tiroir reçoit donc ainsi un mouvementintermittent; il monte d’une certaine quantité, et reste ensuite en repos,puis il descend, et se repose de nouveau. Les glissières ne sont autres quede petits disques rectangulaires, pleins, portant chacun une oreille