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Tome troisième.
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MACHINE A VAPEUR.

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qui pénètre dans le trou graisseur pour humecter constamment le tou-rillon. Un grand nombre de manufacturiers prennent aujourdhui cetteprécaution dans leurs établissements pour la plupart des coussinets , sur-tout ceux qui sont susceptibles de séchauffer rapidement.

Larbre moteur N, à lextrémité duquel la manivelle est montée , assu-jétie par une large et forte clavette, est en fonte comme elle et porte levolant Z. Il se prolonge de la quantité nécessaire, du côté de lusine, entraversant le mur ou la cloison qui sépare ordinairement la chambre de lamachine de latelier, pour recevoir lengrenage par lequel il transmet sonmouvement aux machines ou aux appareils à mouvoir. Le premier pa-lier N', qui porte le tourillon de cet arbre du côté de la manivelle, est fonduavec la colonne ; le second se pose sur le mur ou sur un support disposé àcet effet.

Le volant ayant plus de 3 mètres de diamètre a été fait en plusieursparties, savoir : le moyeu U et son couvercle, et les jantes Z ; celles-ci ,au nombre de trois, sont assemblées entre elles par un boulon ; elles sontchacune fondues avec deux bras qui semboîtent dans les parties évidéesménagées autour du moyeu , et reliés ensuite par des boulons. Nous ver-rons plus loin que ce volant est très-puissant comparativement à la forcede la machine , et quil doit en être ainsi toutes les fois que lon marche àde grandes détentes.

CONDENSATION DE LA VAPEUR ET ALIMENTATION

DE LA CHAUDIÈEE.

Pompe a air et condenseur. Nous avons vu que la vapeur sortantdu cylindre séchappe par le tuyau de fonte P, et est amenée par ce der-nier dans la capacité cylindrique T / , appelée condenseur ( fig. 2 ), et danslaquelle il arrive un jet deau froide par la tubulure p ', qui communiqueavec un réservoir situé à peu de profondeur. Un robinet conique q placé àlintérieur, et percé latéralement dun conduit courbe qui traverse sa base(voy. les détails fig. 24. et 25) , sert à régler la quantité deau qui doitentrer dans le condenseur ; sa tige q', prolongée jusquau-dessus de lacuvette V, porte une poignée à index, à laide de laquelle on le fait tour-ner de la quantité voulue. Pour le maintenir constamment appuyé sur sonsiège , le constructeur a placé au-dessus une vis buttante qui est taraudéedans un piton boulonné contre la cuvette; il a fallu à cet effet courber lalige, comme lindique la fig. 24.

La pompe à air T, qui doit enlever lair et leau de condensation , est en-tièrement renfermée dans le condenseur avec lequel elle est en commu-nication par toute sa base inférieure , à laquelle le mécanicien na pas crudevoir appliquer un clapet, comme on la fait dans un grand nombre demachines à basse pression. Ce clapet est, en effet, inutile surtout lorsque lapompe se trouve dans le condenseur ; car lorsque le piston U sélève, le vide