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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
se forme au-dessous de lui, et comme en môme temps il se forme , mais àun moindre degré, dans la capacité T', par la vapeur qui s’y précipite ets’y condense, l’eau de condensation, qui semble d’abord rester en repos,s’élève et suit bientôt la marche du piston. Lorsque celui-ci descend, l’eauparaît d’abord redescendre aussi; mais comme la pression dans le conden-seur, malgré le vide qui est d’ailleurs toujours imparfait, est nécessaire-ment plus grande que dans le corps de pompe, l’eau fait ouvrir la clapet ret traverse le piston sans redescendre au condenseur, quoiqu’il n’y ait niclapet ni soupape à la base inférieure. Quand le piston remonte de nou-veau, l’eau qui se trouve au-dessus de lui fait ouvrir le second clapet r' quiferme le couvercle de la pompe , et se rend dans la cuvette supérieure Y,laquelle est entièrement en fonte et boulonnée sur le condenseur.
Les deux clapets r et r' ne sont autres que des disques circulaires tour-nés sur leur bord inférieur et fondus en bronze. La course du premier,c’est-à-dire la hauteur à laquelle il peut s’élever au-dessus du piston , estdéterminée par l’embase qui a été ménagée sur la partie inférieure de latige de ce piston ; elle est environ le quart de son diamètre ; celle du secondclapet r' est limitée par deux arrêts rapportés sur le stuflingbox du cou-vercle de la pompe.
Le piston Y est construit, comme à l’ordinaire , d’une seule pièce enfonte (V. les détails en coupe et en plan fig. 26 et 27), évidée à l’intérieurpour livrer passage à l’air et à l’eau de condensation et formant à sa cir-conférence une gorge cylindrique que l’on enveloppe de tresses de chan-vre fortement serrées. Son moyeu est réuni à sa jante par quatre bras, etalésé pour recevoir le bout de la tige à laquelle il est fixé par un écrou.
Pompe alimentaire. — Cette pompe est destinée à prendre une por-tion de l'eau de condensation dans la cuvette , où elle plonge en grandepartie , pour l’envoyer dans la chaudière à vapeur. Elle est représentéeen X sur la fig. 20”, qui est une section verticale faite suivant la ligne9-10 du plan fig. 4 , et en élévation vue extérieurement sur la fig. 21. Lacuvette sur laquelle elle est assujétie est supposée coupée par son axe pa-rallèlement à la même ligne 9-10. Les chapelles des deux soupapes d’aspi-ration et de refoulement u et u' sont venues de fonte avec le corps de cettepompe, ainsi que l’espèce de siphon latéral par lequel elle prend l’eau dela cuvette, lorsqu’on ouvre la bonde v dont la tige, filetée en partie, s’é-lève au-dessus du couvercle et porte une poignée par laquelle on la faittourner. Les soupapes sont à lanterne, comme le montrent les détailsfig. 22 et 23, pour être guidées dans leur siège en cuivre fixé au fond deschapelles ; des couvercles circulaires y , ?/, pressés chacun par une vis depression taraudée au centre d’une bride en fer, viennent fermer herméti-quement ces chapelles et permettent de les visiter au besoin. Un robinet a 2est placé sur le tuyau d’échappement qui conduit à la chaudière pour ou-vrir ou fermer cette communication.