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Tome troisième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

serait encore de près de 6 chevaux effectifs, et la consommation serait»peine moitié, cest-à-dire de 2 l 5 par cheval et par heure.

Tous ces calculs ne sont évidemment quapproximatifs ; écrivant pour leshommes de pratique, nous avons cru quil suffisait de leur présenter dunemanière simple et claire tous les avantages que lon doit tirer des machinesà grande détente et à condensation, sans entrer dans toutes les considéra-tions théoriques auxquelles on peut se trouver entraîné, et qui sont plusdu ressort des hommes de science.

Des divers résultats empiriques que nous venons de trouver, on peutaisément déduire les conclusions suivantes :

1° Que M. Farcot donne aux cylindres de ses machines à vapeur, à dé-tente et à condensation, des diamètres considérables, qui lui permettent demarcher à de grands degrés de détente.

2° Que ces machines peuvent, par cela même, consommer peu de com-bustible, comparativement à la puissance quelles transmettent.

3° Quelles permettent de marcher, quand le besoin lexige, à des forcessensiblement plus grandes que celle pour laquelle elles ont été livrées,puisque la détente peut varier depuis le 1/5 environ, et même au-dessous,jusquà près de la moitié de la course du piston,- il suffit seulement de don-ner préalablement aux chaudières la capacité nécessaire.

4° Léconomie de combustible est dautant plus sensible dans ces ma-chines, que le constructeur a soin denvelopper le cylindre dune chemise,dans laquelle il fait circuler la vapeur avant de se rendre à la boîte de dis-tribution ; condition importante, comme nous lavons fait voir.

5° Enfin, les soins apportés dans lexécution de ces machines, le peudemplacement quelles occupent, le prix très-modéré auquel le mécanicienles livre aux fabricants, rendent ce système très-avantageux, et doiventnécessairement le faire répandre dans un grand nombre de branches din-dustrie.

La machine de 10 chevaux que M. Farcot a exécutée en 1842 pour unefilature de laine à Paris , et qui est exactement semblable à celle que nousvenons de décrire, peut encore très-bien prouver en faveur de ce système,par les bons résultats obtenus. Cette machine fait marcher presque con-stamment :

17 cardes à laine,

3 loups,

5 métiers à filer,

1 pompe à eau qui prend la force dun cheval,et toute la transmision de mouvement nécessaire.

Le diamètre du cylindre à vapeur est de = 0 m 39.

La course du piston 0 m 80.