274
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
serait encore de près de 6 chevaux effectifs, et la consommation serait»peine moitié, c’est-à-dire de 2 l 5 par cheval et par heure.
Tous ces calculs ne sont évidemment qu’approximatifs ; écrivant pour leshommes de pratique, nous avons cru qu’il suffisait de leur présenter d’unemanière simple et claire tous les avantages que l’on doit tirer des machinesà grande détente et à condensation, sans entrer dans toutes les considéra-tions théoriques auxquelles on peut se trouver entraîné, et qui sont plusdu ressort des hommes de science.
Des divers résultats empiriques que nous venons de trouver, on peutaisément déduire les conclusions suivantes :
1° Que M. Farcot donne aux cylindres de ses machines à vapeur, à dé-tente et à condensation, des diamètres considérables, qui lui permettent demarcher à de grands degrés de détente.
2° Que ces machines peuvent, par cela même, consommer peu de com-bustible, comparativement à la puissance qu’elles transmettent.
3° Qu’elles permettent de marcher, quand le besoin l’exige, à des forcessensiblement plus grandes que celle pour laquelle elles ont été livrées,puisque la détente peut varier depuis le 1/5 environ, et même au-dessous,jusqu’à près de la moitié de la course du piston,- il suffit seulement de don-ner préalablement aux chaudières la capacité nécessaire.
4° L’économie de combustible est d’autant plus sensible dans ces ma-chines, que le constructeur a soin d’envelopper le cylindre d’une chemise,dans laquelle il fait circuler la vapeur avant de se rendre à la boîte de dis-tribution ; condition importante, comme nous l’avons fait voir.
5° Enfin, les soins apportés dans l’exécution de ces machines, le peud’emplacement qu’elles occupent, le prix très-modéré auquel le mécanicienles livre aux fabricants, rendent ce système très-avantageux, et doiventnécessairement le faire répandre dans un grand nombre de branches d’in-dustrie.
La machine de 10 chevaux que M. Farcot a exécutée en 1842 pour unefilature de laine à Paris , et qui est exactement semblable à celle que nousvenons de décrire, peut encore très-bien prouver en faveur de ce système,par les bons résultats obtenus. Cette machine fait marcher presque con-stamment :
17 cardes à laine,
3 loups,
5 métiers à filer,
1 pompe à eau qui prend la force d’un cheval,et toute la transmision de mouvement nécessaire.
Le diamètre du cylindre à vapeur est de = 0 m 39.
La course du piston — 0 m 80.