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PUBLICATION 1NDÜST1UELLE.
On voit, d’après cette observation, combien il est important pour unchef d’établissement, de veiller que son chauffeur maintienne la vapeurdans la chaudière à la tension voulue, pour marcher au plus haut degré dedétente possible, suivant la puissance dont on a besoin. Et s’il arrive qu’ilconsomme beaucoup plus de combustible qu’il n’avait compté, ce n’est pasle plus souvent au mécanicien à qui il doit s’en prendre, mais plutôt à celuiqui conduit le fourneau et la chaudière.
DIMENSIONS DES VOLANTS
DANS LES MACHINES A VAPEUR A DÉTENTE.
Nous avons donné dans les livraisons 4 e et 5 e du tome 1 er de ce Recueil,une règle pratique, suivant M. Morin, et d’après laquelle on peut déter-miner le poids à donner aux volants appliqués dans les machines à bassepression et à double effet. Cette règle peut être applicable aussi aux ma-chines à détente, mais il importe toutefois de prendre pour le coefficient n,des nombres sensiblement plus forts, sans quoi on ne pourrait jamais obte-nir un mouvement suffisamment régulier.
M. Farcot, et avec lui plusieurs autres constructeurs, l’ont parfaitementcompris, en faisant leurs volants très-puissants comparativement à la forcenominale de l’appareil. Ainsi, on a pu voir par le dessin pl. 20, que levolant de la machine, qui n’a été livrée que pour 6 chevaux, n’a pas moinsde 3“‘ 16 de diamètre moyen, et que la section de la jante est de 104 centi-mètres quarrés, ce qui lui donne un poids de 743 kilog.
Car on a 3 ,n 16 x 3,1416 = 9 m 927 circonférence moyenne,et 9“ 927 x 0,0104 X7 k 2 = 743,33.
Or, si l’on admet, comme nous l’avons fait plus haut, que la vitesse del’arbre moteur soit de 42 tours par minute, on trouve :
9,927 x 4260
6 m 95,
c’est-à-dire près de 7 mètres par i" pour la vitesse à la circonférencemoyenne du volant.
Dans la formule P = N, qui peut se mettre sous la forme de»iV'
P X ira x Y 2
Al - - _
4645 X N ’
on aurait, en remplaçant les quantités connues par leur valeur respective,