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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
1° Des cuirs sans fin sur lesquels on couche les mèches de chanvre oude lin que l’on assemble au fur et à mesure les uns à la suite des autres;
2° Des cylindres fournisseurs qui ont pour objet de les amener sur unesuite de peignes très-rapprochés;
3° De deux séries de peignes à mouvement alternatif, dans l’une des-quelles ces mèches s’engagent en se divisant ;
4° De deux cylindres étireurs, qui ont pour but d’allonger la matière ;
5° Des entonnoirs et rouleaux presseurs qui dirigent le ruban à la sortiedes étireurs, dans des pots propres à les recevoir;
6° De toute la transmission de mouvement nécessaire à la marche de cesdifférentes parties ;
7" Enfin du compteur appliqué à l’appareil, pour déterminer la longueurdu ruban obtenu dans un temps donné.
Nous allons étudier ces diverses parties sur le métier que nous avonsdessiné avec soin et toute l’exactitude possible, sur la pl. 22.
On le voit en élévation latérale sur la fig. 1 r “, en plan ou projectionhorizontale, sur la fig. 2, en profil, du côté des étireurs, sur la fig. 3, eten coupe longitudinale sur la fig. 4 ; cette dernière est supposée faite aumilieu même de l’appareil suivant la ligne 1-2 du plan.
DESCRIPTION GÉNÉRALE DU MÉTIER REPRÉSENTÉ Pl. 22.
Du bâtis de la machine. — Avant de décrire les différentes parties quenous venons d’énumérer, nous croyons qu’il est utile de dire un mot de ladisposition du bâtis eu fonte qui est adopté aujourd'hui pour les recevoir.Le bâtis se compose de deux châssis triangulaires A, présentant quelquesmoulures extérieures, et dont les pieds forment patin pour se fixer sur le solou le plancher de l’usine. Ils se relient entre eux par deux cadres defonte C, qui se boulonnent aux quatre angles, de manière à maintenirl’écartement et le parallélisme, comme le feraient des entretoises. Deuxpieds droits A', placés à plus d’un mètre de distance, et reliés par des tra-verses, viennent s’assembler avec les châssis par les deux côtés latéraux R,qui doivent porter les rouleaux de cuir sans fin. Et plus loin, sur le sommetdes châssis, sont boulonnées les faces verticales D, sur lesquelles se vissentles tables latérales D' qui recouvrent les vis sans fin, et empêchent que lamatière ne s’échappe sur les côtés. Deux grands supports en fonte C/, placéssur le prolongement de ces tables, sont également boulonnés contre la par-tie extrême supérieure du bâtis, pour recevoir les axes des cylindres éti-reurs, des rouleaux presseurs et des principaux mouvements. Ces supportssont établis de telle sorte qu’ils puissent permettre de varier au besoin l’écar-tement des deux axes, en .changeant les engrenages qui les commandent.
Des tabliers ou cuirs sans fin. — Comme, en général, une table à éta-ler doit former deux rubans, on a placé sur le derrière de la machine deuxcuirs sans fin E, pour recevoir les mèches de lin, à la sortie du peignage.