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Tome troisième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

rieure de peignes e, dans lesquels elles senfoncent, et qui les mènent degauche à droite jusquaux cylindres étireurs. Ces peignes ont pour objetprincipal de séparer les fils du lin afin que létirage se fasse avec plus defacilité et plus régulièrement. La série inférieure a pour but de ramenerconstamment les peignes vers les cylindres fournisseurs. Ces deux sériesse remplacent alternativement, parce que les porte-peignes sont successi-vement soulevés ou baissés chaque fois quils arrivent à lextrémité deleur course, qui est déterminée par les deux vis de rappel d d', commenous allons le voir.

Chaque série de peignes est au nombre de 46 à 48, cest-à-dire quellese compose de 23 à 24 barrettes ou porte-peignes /et /, sur chacun des-quels sont vissés deux peignes. (Voyez les détails fig. 6 et 7.) Leurs pointesou dents coniques en acier e, sont implantées dans des plaques de enivre,et disposées sur deux rangs, au nombre de 100 à 110. Ces barrettes sontterminées à chaque bout par des parties élevées dans lesquelles sont pra-tiquées deux rainures droites verticales, pour recevoir le bord des règleslatérales A, qui doivent leur servir de guide, de manière quelles ne puis-sent sécarter de leur plan vertical, lorsquelles sélèvent ou lorsquelles sebaissent.

Ces porte-peignes sont conduits des cylindres fournisseurs aux étireurspar deux vis de rappel d, qui sont placées latéralement au-dessous destables iy, et dont lune est filetée dun pas à droite, et lautre dun pas àgauche. Les extrémités, taillées en surface oblique, sengagent dans les filetsde ces vis, et se trouvent ainsi entraînées, par le mouvement de rotationde celles-ci, dun bout à lautre, en suivant constamment le même planincliné parallèle à celui passant par leur axe. Dès quun porte-peigne arriveau dernier filet à droite, il est rencontré par deux cames g, fixées au boutdes axes de ces vis (fig. 5 et 6), et qui le font tomber à la partie inférieure il est reçu par deux vis de rappel d, exactement semblables et paral-lèles aux deux premières, mais tournant en sens contraire ; il est alorsramené par ces vis de droite à gauche, jusque vers les cylindres fournis-seurs dou il est parti. 11 en est de même de tous les autres porte-peignessuccessifs, qui tombent ainsi, un par un, à chaque tour de vis. Et commevers lautre extrémité des vis inférieures, se trouvent aussi deux autrescames analogues g', mais placées dans une position diamétralementopposée, ces cames soulèvent alternativement les porte-peignes et les fontde nouveau engager dans les filets des vis supérieures; il en résulte évi-demment un mouvement continu qui est dautant plus rapide que lon faitfaire aux vis elles-mêmes un plus grand nombre de révolutions. Mais onconçoit que lon doit être limité dans cette vitesse, par la nature même etla régularité du travail que lon veut obtenir.

Les règles verticales h, qui servent de guides aux porte-peignes, fontcorps avec des douilles cylindriques qui leur permettent de sajuster surdes goujons fixes A', pour leur servir de point dappui, et des contre-poids