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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
rieure de peignes e, dans lesquels elles s’enfoncent, et qui les mènent degauche à droite jusqu’aux cylindres étireurs. Ces peignes ont pour objetprincipal de séparer les fils du lin afin que l’étirage se fasse avec plus defacilité et plus régulièrement. La série inférieure a pour but de ramenerconstamment les peignes vers les cylindres fournisseurs. Ces deux sériesse remplacent alternativement, parce que les porte-peignes sont successi-vement soulevés ou baissés chaque fois qu’ils arrivent à l’extrémité deleur course, qui est déterminée par les deux vis de rappel d d', commenous allons le voir.
Chaque série de peignes est au nombre de 46 à 48, c’est-à-dire qu’ellese compose de 23 à 24 barrettes ou porte-peignes /et /, sur chacun des-quels sont vissés deux peignes. (Voyez les détails fig. 6 et 7.) Leurs pointesou dents coniques en acier e, sont implantées dans des plaques de enivre,et disposées sur deux rangs, au nombre de 100 à 110. Ces barrettes sontterminées à chaque bout par des parties élevées dans lesquelles sont pra-tiquées deux rainures droites verticales, pour recevoir le bord des règleslatérales A, qui doivent leur servir de guide, de manière qu’elles ne puis-sent s’écarter de leur plan vertical, lorsqu’elles s’élèvent ou lorsqu’elles sebaissent.
Ces porte-peignes sont conduits des cylindres fournisseurs aux étireurspar deux vis de rappel d, qui sont placées latéralement au-dessous destables iy, et dont l’une est filetée d’un pas à droite, et l’autre d’un pas àgauche. Les extrémités, taillées en surface oblique, s’engagent dans les filetsde ces vis, et se trouvent ainsi entraînées, par le mouvement de rotationde celles-ci, d’un bout à l’autre, en suivant constamment le même planincliné parallèle à celui passant par leur axe. Dès qu’un porte-peigne arriveau dernier filet à droite, il est rencontré par deux cames g, fixées au boutdes axes de ces vis (fig. 5 et 6), et qui le font tomber à la partie inférieureoù il est reçu par deux vis de rappel d’, exactement semblables et paral-lèles aux deux premières, mais tournant en sens contraire ; il est alorsramené par ces vis de droite à gauche, jusque vers les cylindres fournis-seurs d’ou il est parti. 11 en est de même de tous les autres porte-peignessuccessifs, qui tombent ainsi, un par un, à chaque tour de vis. Et commevers l’autre extrémité des vis inférieures, se trouvent aussi deux autrescames analogues g', mais placées dans une position diamétralementopposée, ces cames soulèvent alternativement les porte-peignes et les fontde nouveau engager dans les filets des vis supérieures; il en résulte évi-demment un mouvement continu qui est d’autant plus rapide que l’on faitfaire aux vis elles-mêmes un plus grand nombre de révolutions. Mais onconçoit que l’on doit être limité dans cette vitesse, par la nature même etla régularité du travail que l’on veut obtenir.
Les règles verticales h, qui servent de guides aux porte-peignes, fontcorps avec des douilles cylindriques qui leur permettent de s’ajuster surdes goujons fixes A', pour leur servir de point d’appui, et des contre-poids