FILATURE DU LIN.
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A 2 , attachés vers les extrémités des branches horizontales qui font corpsavec ces règles, pour forcer celles-ci à retenir les porte-peignes, de ma-nière qu’ils ne puissent se jeter en dehors des derniers filets de vis, etqu’ils les obligent au contraire à entrer dans ceux de la vis supérieure,lorsqu’ils quittent les vis inférieures, et réciproquement.
M. Decoster ayant reconnu que la distance entre les cylindres fournis-seurs et les premiers peignes, e était trop grande pour de certains lins, aajouté, dans plusieurs de ces dernières machines, un petit cylindre inter-médiaire qui soutient les mèches et les dirige plus régulièrement sur cespremiers peignes.
Système a chaînes.—M. de Girard qui, dès l’origine de son invention surla filature de lin, avait adopté la disposition des chaînes qui paraît encore laplus généralement répandue en Angleterre, a monté dans la belle et grandeusine de Girardow toutes les machines de préparation sur ce système. Pouren donner une idée, nous avons cru devoir représenter, sur la fig. 9, uneportion du tracé que nous tirons du dessin de la table à étaler, qui nous aété communiqué par notre ami M. Colin, directeur de cette usine, et qui abien voulu nous donner, sur plusieurs de ces métiers, des documents précis.
Deux axes parallèles en fer a portés par les deux côtés du bâti, reçoiventchacun, à l’intérieur de celui-ci, deux disqucsou roues à trois doubles dents,avec lesquelles engrènent successivement les maillons b de deux chaînesexactement semblables. Ces chaînes portent avec elles des espèces decadres rectangulaires d, qui s’assemblent entre eux à charnière et dansl’intérieur desquels sont ménagées des entailles pour recevoir les barrettesou porte-peignes qui doivent alternativement y monter ou descendre. Deuxconducteurs fixes c, placés de chaque côté et toujours à l’intérieur du bâticontre lequel ils sont adaptés, forment au-dessus des axes a, deux coulissescourbes excentrées qui, dans la marche de la chaîne sans fin, obligent lesporte-peignes à monter et à descendre successivement, pour que leursaiguilles ou dents qui, dans la machine de M. de Girard, sont disposées surtrois rangs, viennent se présenter au-dessus au moment où elles passentprès des cylindres fournisseurs, et qu’elles se cachent, au contraire, quandelles approchent des cylindres étireurs.
Par cette disposition, on peut aisément concevoir que le changement deposition des porte-peignes se fait d’une manière moins brusque dans lesystème à vis ; toutefois, comme la vitesse de cette machine n’est pasgrande, car l’arbre de commande, qui n’est autre que celui du cylindreétireur inférieur, fait au plus 120 révolutions par minute, on comprendque les changements subits peuvent se faire sans grande difficulté. Il n’enest pas de môme pour les étirages, qui marchent à des vitesses plus grandes,et dans lesquelles, par conséquent, les changements sont plus rapides etplus brusques, les vis de rappel s’usent assez rapidement, et ne per-mettent pas de produire peut-être autant de travail.
On reproche à la table à étaler, système à chaînes, de présenter les pei-m.. 19