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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
outil est taillée suivant un plan légèrement oblique par rapport à son axe,pour le rendre plus vif ou plus mordant par le bout, de sorte que si on luiimprime un mouvement de va-et-vient dans la direction même de ses géné-ratrices, il formera, dans l’intérieur même de la pièce soumise à son action,deux facettes droites perpendiculaires entre elles ; et alors si après ce pre-mier résultat on fait faire à cette pièce un quart de tour sur elle-même,et qu’on y engage de nouveau l’outil, en l’y faisant promener de la mêmemanière, comme le burin d’une machine à raboter, il formera un secondangle droit, exactement semblable au premier, et ainsi de même pour lesdeux autres angles du quarré. Il est évident qu’il a fallu, par avance, pourpouvoir opérer, percer le bout du cylindre dans lequel on veut pratiquerla mortaise, dans une longueur un peu plus grande que la profondeur decette mortaise, et agrandir le diamètre du fond du trou pour que le déga-gement des copeaux puisse se faire.
Les différentes figures qui représentent cette machine sur la pl. 23,pourront aisément en faire comprendre toute la construction et le travail.
La fig. l re la fait voir toute montée en projection horizontale.
La fig. 2 la montre en section verticale faite longitudinalement, suivantla ligne 1-2.
La fig. 3 est une coupe transversale du côté de la tête de l’appareil,suivant la ligne 3-4.
La fig. 4 est une vue par bout, après avoir enlevé le volant qui sert à lamanœuvre de l’outil.
La fig. 5 une autre coupe transversale suivant la ligne 5-6.
Et enfin la fig. 6 une dernière section faite suivant la ligne 7-8.
DESCRIPTION DE LA MACHINEREPRÉSENTÉE SUR LES FIGURES 1 A 12 , PL. 23.
Le bâtis de cet appareil ne présente rien de particulier : il est construitcomme celui d’un tour à chariot, avec un banc en fonte A, et deux piedsou supports à nervures B, qui l’élèvent à la hauteur convenable au-dessusdu sol de l’atelier. Aux extrémités de ce banc sont ménagées des jouesverticales a en partie évidées, et sur sa longueur, deux autres joues moinsélevées b, qui, comme les premières, servent à consolider les deux flasquesdu banc.
En tête se trouve une douille cylindrique en fonte C, qui est alésée àson intérieur, pour recevoir le porte-outil I), également en fonte, tournéet ajusté dans cette douille avec beaucoup de soin. On peut donner àcelle-ci et par suite au porte-outil une position telle que leur axe se trouveun peu plus ou un peu moins élevé au-dessus de la ligne supérieure dubanc, à l’aide d’une vis de pression c, qui, taraudée dans l’épaisseur de lasemelle du banc, vient butter au-dessous de la tige en fer d , laquelle tra-verse les deux oreilles verticales d\ venues de fonte avec la douille. Deux