A FAIRE LES MORTAISES CARRÉES
DANS LES BOUTS DES CYLINDBES DE FILATURE ,
CONSTRUITE
(PLANCHE 23 .)
On sait que les bouts des cylindres cannelés, employés en si grandequantité dans les différents métiers de filature, s’assemblent par des quarrésqui pénètrent dans les mortaises de même forme, ce qui permet de lesmonter et de les démonter très-rapidement, et de s’entraîner l’un parl’autre, lorsqu’ils sont en place, comme s’ils étaient d’une seule pièce.
Quoiqu’il existe en France , aujourd’hui, un grand nombre d’ateliers deconstruction qui s’occupent de machines à l’usage de toutes les espèces defilature, de colon, de laine, de chanvre ou de lin, il en est peu encore quifassent ces mortaises quarrées mécaniquement. A l’exception de quelquesateliers spéciaux en Alsace , et peut-être encore dans quelques autres éta-blissements français et étrangers, cette opération s’est faite jusqu’ici par-tout ailleurs à la main. Or on peut concevoir, que par cette méthode, lesajustements ne peuvent jamais être parfaits et deviennent toujours très-coûteux.
On comprend alors combien un appareil simple qui peut effectuer cetravail seul, et avec précision, peut être utile dans ces établissements ;aussi, comme nous avons pensé qu’il n’était pas encore assez connu, commenous sommes convaincus qu’il doit se répandre partout, surtout en voyantla simplicité de sa construction, nous avons dû le publier avec détails, enprofitant toujours, pour cela, du bon vouloir de M. Decoster, qui mettoutes ses machines à notre disposition, avec le plus grand désintéresse-ment.
Le principe de cet instrument consiste dans l’application d’un outilcylindrique sur lequel on a abattu deux parties, de manière à former deuxfaces droites se coupant à angle droit, suivant une arête vive. La base de cet