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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
ral toutes les machines de préparation. C’est en France que les améliorationsont été, sans contredit, les plus nombreuses et les plus importantes. Nousnous proposons de les faire connaître successivement dans ce recueil, endonnant les métiers qui offrent le plus d’intérêt : nous espérons être ainsid’autant plus agréables à nos lecteurs, que jusqu’ici il n’a rien été publié surcette branche, l’une des plus étendues et aussi l’une des plus importantesde l’industrie manufacturière.
Nous commençons par la belle et ingénieuse machine à peigner de M. JohnCollier, constructeur habile que l’art mécanique a vivement regretté. Quoi-que l’origine de cette machine date déjà d’un grand nombre d’années,comme elle a successivement subi différents perfectionnements remarqua-bles, même depuis la mort du constructeur; comme elle est aussi celle quiest la plus répandue, la plus imitée, nous avons pensé devoir la faire con-naître avec détails, nous réservant de donner ensuite une notice historiquesur les améliorations successives qui ont été proposées, et sur les diversautres systèmes de peigneuses projetées ou mises à exécution.
Le grand nombre de pièces qui composent une peigneuse, et surtoutl'obliquité que présentent la plupart d’entre elles par rapport aux plans deprojection, ne sont pas sans quelque difficulté de dessin pour la représen-tation rigoureuse de l’appareil monté ; il a fallu évidemment passer beau-coup de temps et apporter dans ce travail de la patience et des soins sou-tenus. Nous serions heureux d’avoir pu réussir à le faire comprendre avecla description que nous allons essayer d’en donner, et pour laquelle nousréclamons toute la bienveillance et l’attention de nos lecteurs (1).
Il ne sera peut-être pas indifférent pour quelques-uns de dire, avant cettedescription, quelques mots sur le peignage à la main , tel qu’il est décritdans l’ouvrage de M. Andrew-Ure .
PEIGNAGE A LA MAIN.
« Il y a trois instruments communément en usage pour carder la longuelaine :
« 1° Une paire de peignes pour chaque ouvrier ;
« 2° Un poteau auquel on peut fixer l’un ou l’autre peigne ;
« 3° Un pot à peigne ou un petit poêle pour en chauffer les dents.
« Chaque peigne se compose de deux rangées de dents en acier, aiguëset coniques, disposées sur deux plans parallèles, l’un des rangs étant pluslong que l’autre. Ces dents sont fixées dans une monture de bois, recou-
(1) Nous devons ici adresser des reraerciemenls à MM. Itisler et Schwartz, pour avoir bien voulumettre cette machine et plusieurs autres à la disposition de notre beau-frère, M. Amouroux, qui l’arelevée avec beaucoup d’exactitude et de détails. Nous ferons voir les perfectionnements qui ont étéapportés à cette peigneuse par ces habiles manufacturiers.