Band 
Tome troisième.
Seite
306
JPEG-Download
 

306

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

ral toutes les machines de préparation. Cest en France que les améliorationsont été, sans contredit, les plus nombreuses et les plus importantes. Nousnous proposons de les faire connaître successivement dans ce recueil, endonnant les métiers qui offrent le plus dintérêt : nous espérons être ainsidautant plus agréables à nos lecteurs, que jusquici il na rien été publié surcette branche, lune des plus étendues et aussi lune des plus importantesde lindustrie manufacturière.

Nous commençons par la belle et ingénieuse machine à peigner de M. JohnCollier, constructeur habile que lart mécanique a vivement regretté. Quoi-que lorigine de cette machine date déjà dun grand nombre dannées,comme elle a successivement subi différents perfectionnements remarqua-bles, même depuis la mort du constructeur; comme elle est aussi celle quiest la plus répandue, la plus imitée, nous avons pensé devoir la faire con-naître avec détails, nous réservant de donner ensuite une notice historiquesur les améliorations successives qui ont été proposées, et sur les diversautres systèmes de peigneuses projetées ou mises à exécution.

Le grand nombre de pièces qui composent une peigneuse, et surtoutl'obliquité que présentent la plupart dentre elles par rapport aux plans deprojection, ne sont pas sans quelque difficulté de dessin pour la représen-tation rigoureuse de lappareil monté ; il a fallu évidemment passer beau-coup de temps et apporter dans ce travail de la patience et des soins sou-tenus. Nous serions heureux davoir pu réussir à le faire comprendre avecla description que nous allons essayer den donner, et pour laquelle nousréclamons toute la bienveillance et lattention de nos lecteurs (1).

Il ne sera peut-être pas indifférent pour quelques-uns de dire, avant cettedescription, quelques mots sur le peignage à la main , tel quil est décritdans louvrage de M. Andrew-Ure .

PEIGNAGE A LA MAIN.

« Il y a trois instruments communément en usage pour carder la longuelaine :

« 1° Une paire de peignes pour chaque ouvrier ;

« 2° Un poteau auquel on peut fixer lun ou lautre peigne ;

« 3° Un pot à peigne ou un petit poêle pour en chauffer les dents.

« Chaque peigne se compose de deux rangées de dents en acier, aiguëset coniques, disposées sur deux plans parallèles, lun des rangs étant pluslong que lautre. Ces dents sont fixées dans une monture de bois, recou-

(1) Nous devons ici adresser des reraerciemenls à MM. Itisler et Schwartz, pour avoir bien voulumettre cette machine et plusieurs autres à la disposition de notre beau-frère, M. Amouroux, qui larelevée avec beaucoup dexactitude et de détails. Nous ferons voir les perfectionnements qui ont étéapportés à cette peigneuse par ces habiles manufacturiers.