PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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dont les fibres sont droites et parallèles, mais elle n’est préparée pour lemétier à filer qu’après avoir été préparée de nouveau à une températuremoins élevée. »
DESCRIPTION DF. LA MACHINE A PEIGNER ,
REPRÉSENTÉE SUR LES PL. 24 ET 25.
Des grands peignes circulaires. — Cette machine est vue en éléva-tion de face sur la fig. 1 (pl. 24) et en plan sur la fig. 2. On voit que leprincipe sur lequel elle repose consiste en deux grandes roues ou peignescirculaires, ayant un mouvement de rotation dans des plans différemmentinclinés entre eux et par rapport à l’horizon. Nous croyons devoir dire, dèsà présent, que ce principe ne paraît pas être de M. Collier, mais plutôt deM. Godard, d’Amiens , qui, en 1826, prit un brevet d’invention de quinzeans, qu’il céda plus tard à ce constructeur, dont aujourd’hui la peigneuseporte le nom.
Ces peignes se composent chacun d’un grand cercle creux en fonte D,assemblé avec six bras, également creux et réunis eux-mêmes à un moyeucommun. Le plan de ce cercle forme un certain angle avec la verticale,comme le montre bien la section transversale, fig. 3, laquelle est faite sui-vant la ligne 1-2, mais dessinée sur une échelle plus grande. Ainsi l’axe enfonte E, sur lequel cette roue est montée, n’est pas horizontal; il est inclinéd’environ 14°. Cet axe est aussi creux dans toute sa longueur, il commu-nique d’un bout avec un générateur à vapeur, par le tuyau recourbé F, et del’autre avec l’air extérieur, par un second tuyau semblable G. La vapeur apour objet d’échauffer les peignes afin de faciliter l’opération ; traversantcinq des rayons de la roue, elle parcourt toute sa circonférence et sort parle sixième bras pour se rendre au dehors, en s’échappant par le tuyau G.Les joints d’assemblage sont d’ailleurs exactement faits de manière à éviterles fuites de vapeur ; aux extrémités de l’axe sont ménagées des boîtes àétoupes que l’on resserre à propos par les bouchons en cuivre a et b , et quipermettent à cet axe de tourner librement sur ses tourillons sans qu’ilentraîne les tuyaux avec lui.
Chaque peigne est garni de deux rangées de dents ou broches en acier J,de forme conique et très-aiguë , implantées dans une jante circulaire encuivre H rapportée contre le bord extérieur du croisillon ; ces dents nesont pas non plus perpendiculaires au plan du cercle; elles forment, aucontraire, avec lui un angle qui est à la vérité très-obtus, de manière àprésenter ensemble les arêtes d’un cône tronqué extrêmement ouvert. Aureste, cette inclinaison doit être telle, que lorsque les deux roues peigneusessont rapprochées l’une contre l’autre, leurs dents en contact doivent setrouver horizontales. Les broches de la circonférence intérieure sont unpeu plus courtes que celles de la rangée extérieure, et ces dernières sontaussi placées de telle sorte qu’elles correspondent aux vides que laissentles broches du premier rang.