PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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A l’intérieur de la couronne creuse D est rapporté un cordon arrondim c , formant main-courante , pour éviter que l’ouvrier ou les enfants ne sebrûlent les doigts, lorsqu’ils veulent retenir la roue, pour l’arrêter dans sonmouvement. Yoy. la coupe détachée, fig. 25, pl. 25.
L’arbre de chaque roue peigneuse repose, par ses tourillons, sur dessupports en fonte C, garnis de leurs coussinets en cuivre. Ceux qui se trou-vent du côté de la partie la plus élevée de l’axe, sont montés sur des socles defonte B, dont le plan supérieur est bien dressé, afin de permettre au sup-port de glisser avec facilité dans la direction horizontale. Le support ducôté le plus bas repose directement sur les Iongrines en fonte, lesquellessont également dressées sur une partie de leur longueur pour remplir lemême but. Ces Iongrines ou plates-bandes sont boulonnées chacune aveccinq pieds ou patins en fonte, qui forment avec elles le bâtis A de toutela machine, en élevant les axes des peignes à la hauteur convenable au-dessus du sol. Elles sont, de plus, reliées entre elles par des entretoises quimaintiennent leur écartement.
Mouvement de rotation des roues peigneuses. — Les axes de cesroues portent chacun une poulie motrice en fonte et à jour K (1), qui,pour recevoir son mouvement de rotation du moteur par une courroie,doit rester constamment dans un plan vertical, quelle que soit l’inclinaisonde l’arbre, afin que la courroie marche toujours dans un même plan. Ellene pouvait pas alors faire immédiatement corps avec l’arbre; il fallaitnécessairement qu’elle fût assemblée à rotule, et cependant d’une manièreassez solide pour que la transmission se fît sans jeu et avec autant de faci-lité que dans les circonstances ordinaires; le constructeur a imaginé à cesujet une disposition ingénieuse qui remplit bien le but. Cette dispositionconsiste en un moyeu de fonte c, qui est fixé sur l’axe par une clavette etportant deux espèces de petits mamelons percés d (voyez les détails de lapoulie et de ce moyeu sur les fig. 6, 7 et 8, pl. 25). Ce dernier est enve-loppé par un manchon en fonte e, qui se relie avec lui par deux goujonscylindriques g, en fer, trempés en paquet (fig. 9), et qui porte aussi deuxmamelons percés /, pour s’assembler avec le corps de la poulie par deuxautres broches cylindriques i. Ces broches servent naturellement de tou-rillons à ces diverses pièces et leur permettent de se mobiliser à volontédans des plans différents. Les premières se fixent au manchon e par desvis de pression h , et les secondes sur la poulie par des vis semblables j,dont la tête carrée se loge dans l’épaisseur du métal. Une rondelle de fontek, fig. 10, placée à l’extérieur du moyeu de la poulie, a pour objet de ca-cher cet assemblage et d’éviter que la poussière ne s’introduise dans lesarticulations; et pour que cette poulie se maintienne constamment dans lemême plan vertical, on a rapporté par derrière une joue l, détaillée fig. 11,qui porte deux pattes pour se fixer sur le support c.
(I) Nous ferons voir dans une autre livraison que cette poulie a été remplacée par une paire deroues d’aDgle.