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Tome troisième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

La poulie de commande P 2 , placée au-dessus de la machine, se trouve surun arbre de couche qui reçoit son mouvement directement du moteur. Iltourne avec une vitesse denviron 70 à 72 révolutions par minute, et transmetaux roues peigneuses une vitesse moitié plus petite. La courroie qui passesur cette poulie et sur celle à rotule K, peut être lâche ou tendue suivantquon veut interrompre ou communiquer le mouvement. Pour opérer satension, on se sert dun rouleau à joues en fonte C 7 qui tourne librementsur son tourillon, et auquel on fait occuper à volonté une position quel-conque à laide de la petite poignée t qui est fixée à lextrémité de ce tou-rillon. Celui-ci est porté par une double chape en fer B 7 , qui le relie à laxedun second rouleau D 7 , lequel est sans joues, et sert simplement à sou-tenir la seconde partie de la courroie. Cet axe est porté par un palier enfonte A 7 , assis sur la longrine du bâtis, et muni dun petit mentonnet s,que lon voit sur le détail, fig. 14, pour servir darrêt à la poulie de ten-sion C 7 . On a aussi eu le soin de ménager sur les faces intérieures desdeux brides qui composent la chape B 7 des petites saillies (fig. 13) quiretiennent la courroie, afin quelle ne puisse glisser sur les côtés du rou-leau inférieur.

Mécanisme pour rapprocher ou écarter les roues peigneuses.Pour opérer le rapprochement graduel des deux roues circulaires avecfacilité et avec toute la régularité désirable, M. Collier a fait lapplicationdun mécanisme fort intéressant, que lon pourra aisément comprendre parles fig. 1 et 2 delà pl. 24.

Sur laxe de chaque roue il place deux colliers en fonte L, en deux par-ties, aux oreilles desquels il attache les deux branches taraudées des trin-gles en fer M, dont on règle exactement la longueur. Ces tringles se relientpar articulation à lautre extrémité avec les pièces courbées en fer O et R,lesquelles sassemblent aussi entre elles par laxe n, qui leur sert de centredoscillation. Des liens à chape P, articulés au milieu de ces mêmes pièceset portés par le tourillon o, peuvent osciller autour de ce dernier qui estfixé sur le sommet du support m ; celui-ci se prolonge au-dessous du bâtis,pour former à son milieu une coulisse droite et verticale, dans laquelle peutglisser laxe n, auquel est suspendue la bielle en fer forgé Q.

Un levier courbe S, solidaire avec larbre horizontal T, est adapté à lex-trémité inférieure de cette bielle, et doit servir à la faire monter ou des-cendre pour écarter ou rapprocher les deux roues peigneuses. On conçoitsans peine que toutes les pièces dont nous venons de parler doivent êtredoubles, afin dopérer à la fois sur ces deux roues de la même quantité.Toutefois larbre T est unique. Comme on doit le faire mouvoir dun seulcôté de la machine, il porte à une extrémité un secteur denté en fonte V,sur lequel est boulonné le grand levier à manche W : on voit quen rele-vant celui-ci, on fait baisser le levier S, et avec lui la bielle Q, qui alorstire laxe n et par suite les tringles M, par lintermédiaire des pièces cour-bes O et R; par conséquent on opère le rapprochement des deux roues