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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
La poulie de commande P 2 , placée au-dessus de la machine, se trouve surun arbre de couche qui reçoit son mouvement directement du moteur. Iltourne avec une vitesse d’environ 70 à 72 révolutions par minute, et transmetaux roues peigneuses une vitesse moitié plus petite. La courroie qui passesur cette poulie et sur celle à rotule K, peut être lâche ou tendue suivantqu’on veut interrompre ou communiquer le mouvement. Pour opérer satension, on se sert d’un rouleau à joues en fonte C 7 qui tourne librementsur son tourillon, et auquel on fait occuper à volonté une position quel-conque à l’aide de la petite poignée t qui est fixée à l’extrémité de ce tou-rillon. Celui-ci est porté par une double chape en fer B 7 , qui le relie à l’axed’un second rouleau D 7 , lequel est sans joues, et sert simplement à sou-tenir la seconde partie de la courroie. Cet axe est porté par un palier enfonte A 7 , assis sur la longrine du bâtis, et muni d’un petit mentonnet s,que l’on voit sur le détail, fig. 14, pour servir d’arrêt à la poulie de ten-sion C 7 . On a aussi eu le soin de ménager sur les faces intérieures desdeux brides qui composent la chape B 7 des petites saillies (fig. 13) quiretiennent la courroie, afin qu’elle ne puisse glisser sur les côtés du rou-leau inférieur.
Mécanisme pour rapprocher ou écarter les roues peigneuses. —Pour opérer le rapprochement graduel des deux roues circulaires avecfacilité et avec toute la régularité désirable, M. Collier a fait l’applicationd’un mécanisme fort intéressant, que l’on pourra aisément comprendre parles fig. 1 et 2 delà pl. 24.
Sur l’axe de chaque roue il place deux colliers en fonte L, en deux par-ties, aux oreilles desquels il attache les deux branches taraudées des trin-gles en fer M, dont on règle exactement la longueur. Ces tringles se relientpar articulation à l’autre extrémité avec les pièces courbées en fer O et R,lesquelles s’assemblent aussi entre elles par l’axe n, qui leur sert de centred’oscillation. Des liens à chape P, articulés au milieu de ces mêmes pièceset portés par le tourillon o, peuvent osciller autour de ce dernier qui estfixé sur le sommet du support m ; celui-ci se prolonge au-dessous du bâtis,pour former à son milieu une coulisse droite et verticale, dans laquelle peutglisser l’axe n, auquel est suspendue la bielle en fer forgé Q.
Un levier courbe S, solidaire avec l’arbre horizontal T, est adapté à l’ex-trémité inférieure de cette bielle, et doit servir à la faire monter ou des-cendre pour écarter ou rapprocher les deux roues peigneuses. On conçoitsans peine que toutes les pièces dont nous venons de parler doivent êtredoubles, afin d’opérer à la fois sur ces deux roues de la même quantité.Toutefois l’arbre T est unique. Comme on doit le faire mouvoir d’un seulcôté de la machine, il porte à une extrémité un secteur denté en fonte V,sur lequel est boulonné le grand levier à manche W : on voit qu’en rele-vant celui-ci, on fait baisser le levier S, et avec lui la bielle Q, qui alorstire l’axe n et par suite les tringles M, par l’intermédiaire des pièces cour-bes O et R; par conséquent on opère le rapprochement des deux roues