MACHINE
PROPRE A COMPRIMER LES CUIRS A L’ÉTAT SEC ,
POUR
REMPLACER LE RATTAGE AU MARTEAU,
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L’opération du battage mécanique, dans la fabrication si importante etsi utile du tannage des cuirs forts, dits cuirs à semelles, paraît n’avoir eupour objet, en origine, que de remplacer les maillets ou marteaux à main,frappant sur des tables ou pierres unies, afin de travailler avec plus depromptitude ; mais actuellement on sait très-bien qu’elle sert surtout àaugmenter la densité du cuir, et par conséquent sa force de cohésion, enresserrant ses molécules, comme à régulariser son épaisseur et à lisser sasurface, tout en le rendant beaucoup plus imperméable.
Cette opération qui, même à plusieurs hommes de science, a paru, jus-qu’à ces dernières années, de peu d’importance, parce que, sans doute,on la regardait encore comme n’ayant pour but que de rendre les surfacesdu cuir bien unies, et de lui donner du coup d’œil, est aujourd’hui regardéecomme entièrement indispensable, et doit être faite avec une très-grandeénergie. Le procès auquel ont donné lieu les divers moyens mécaniquesemployés à ce sujet suffirait seul pour prouver tout le service qu’elle pré-sente dans la fabrication, par le retentissement que ce procès a produitdans le monde industriel, et par l’intérêt avec lequel il a été suivi.
Nous croyons de notre devoir, avant de donner la description de la nou-velle machine qui exécute le battage des cuirs forts, de faire connaître, aumoins d’une manière succincte, l’historique des procédés qui sont mis enusage, afin d’éclairer autant que possible nos lecteurs sur cette intéressantequestion.
Il y a fort longtemps déjà que des tanneurs battaient leurs cuirs, soit à