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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
attaché à l’extrémité inférieure d’un fort et grand balancier auquel onimprime un mouvement de va et vient ; le cuir à comprimer, placé sur unetable élastique composée d’une forte pièce de bois qui n’est supportée quepar ses extrémités, reçoit la pression de ce galet à mesure qu’on le pro-mène; mais on conçoit que cette pression n’est pas régulière, elle laisse àdésirer sous le rapport du travail.
Une machine analogue est aussi établie chez M. Durand, qui donneaujourd’hui la préférence aux nouvelles machines à comprimer.
M. Bérendorf, sur la demande qui lui en fut faite par MM. Flottard etArnaud, tanneurs à Aubervilliers , leur construisit, au commencement de1842 , une machine propre à battre les cuirs, sur un système qui a beau-coup d’analogie avec les précédents. Cet appareil consiste, en effet, en unmarteau vertical en fer forgé, glissant à frottement libre dans une douilleégalement en fer, et battant sur une enclume entourée d’un poêle circu-laire en fonte ; cette enclume se divise en deux parties, qui ne s’emboîtentpas l’une dans l’autre : elles sont seulement superposées et boulonnéesentre elles ; l’ascension du marteau se fait à l’aide d’un levier et d’une cameen développante.
Ces fabricants demandèrent, en mai 1842, un brevet d’invention et deperfectionnement de dix ans, qui leur fut délivré en septembre suivant,pour les améliorations qu’ils avaient apportées aux machines propres àbattre les cuirs forts. Leurs perfectionnements reposent principalement surl’application de plusieurs ressorts introduits sous la face de l’enclume quireçoit le cuir, afin d’amortir le choc du marteau et d’en proportionnerl’élasticité à l’épaisseur même de la peau ; mais il ne paraît pas que cettedisposition ait donné de bons résultats ; du reste cette machine peut battreà 800 cuirs par vingt-quatre heures.
M. Farcot fut aussi chargé de construire pour M. Delbut, tanneur àSaint-Germain, une machine propre à battre les cuirs, qui présente danssa construction quelques modifications par rapport aux précédentes. Lemarteau agit aussi verticalement, mais il glisse à frottement libre dans unedouille en fonte, et il est soulevé directement par l’action d’une came endéveloppante. L’intensité du coup se règle au moyen d’un frein, qui exerceà volonté un frottement plus ou moins grand sur la surface extérieure dumarteau. M. Farcot fit à cette machine l’application d’un chauffage à lavapeur, pour lequel M. Delbut obtint un brevet d’invention de cinq ans, enseptembre 1842, en y ajoutant la disposition d’une table mobile munie derouleaux, pour porter le cuir sous le marteau.
Ces mêmes constructeurs (MM. Bérendorf et Farcot), reconnaissant queles machines à percussion appliquées au battage des cuirs présentaientplusieurs inconvénients, comme de produire des ébranlements plus oumoins considérables, à cause des chocs, comme aussi de risquer à brûler lecuir en frappant plusieurs coups sur le même point, ou de ne pouvoir mo-difier convenablement l’action du marteau, imaginèrent, chacun séparé-