PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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on ne cherchait encore à substituer au travail manuel qu’un procédé méca-nique plus rapide, qui permît de battre un bien plus grand nombre decuirs. On ne paraissait pas encore s’être rendu compte des avantages réelsdu battage mécanique ; on ne s’était pas aperçu qu’il donnait plus de corpsau cuir, et le rendait incomparablement plus fort. Nous verrons bientôtquelle influence le défaut d’une description suffisamment explicite a puavoir dans le privilège que la maison Sterlingue, sous la raison actuelle deBérenger et Comp., avait cru devoir s’approprier.
L’auteur décrit, dans ce premier brevet, un moyen mécanique pouropérer la marche progressive du cuir soumis à l’action du marteau ; maiscette partie n’a pu être mise en pratique, parce qu’on reconnut qu’aucunorgane inanimé ne pourrait remplacer l’intelligence de l’ouvrier, qui arrêtesous le marteau les parties du cuir qui ont besoin d’être frappées plusieursfois, ou qui n’expose qu’à un seul de ses coups toutes celles dont l’étatréclame cette attention.
L’année suivante, le 6 février 1839, MM. Sterlingue et Comp. prirent unbrevet d’addition pour une modification qu’ils apportèrent à leur système,laquelle consistait à rendre le marteau vertical pour faciliter la manœuvredes ouvriers, qui passaient le cuir sur l'enclume pendant le battage ; cettedisposition présente beaucoup d’analogie avec les pilons, ou les moutonsmécaniques appliqués dans divers travaux. Depuis cette époque, deux mar-teaux à manches verticaux, dont les poids sont environ de 350 à 400 kilog.,fonctionnent dans leur établissement. La chute du marteau, et par suitel’intensité du coup , peut varier au besoin par une disposition particulièrequi permet de déplacer le point d’appui du levier soulevé par une came àdéveloppante.
Enfin trois ans plus tard, le 4 juin 1842, ladite société prit un troisièmebrevet relatif au même sujet, mais beaucoup plus explicite que les deuxpremiers, et faisant connaître, avec une grande fidélité, l’état des machinesà battre qui existent et sont en activité dans sa belle manufacture de la bar-rière Fontainebleau . Ainsi les inventeurs font voir qu’ils ont composé l’en-clume en deux parties hémisphériques, qui s’ajustent l’une dans l’autre, etsont reliées par des boulons faisant fonctions de vis de rappel, de manièreà permettre d’incliner, au besoin, la face supérieure de l’enclume. Ils dis-posent encore autour de cette enclume une espèce de poêle circulaire,alimenté par un combustible quelconque, afin de lui communiquer uncertain degré de chaleur qu’ils ont cru nécessaire pour éviter l’encrasse-ment qu’amène l’humidité, et peut-être aussi pour donner plus de lustreau cuir.
Il existe depuis quelques années déjà, chez M. Ogereau, une machine àcylindres pour comprimer les cuirs forts, qu’il n’est peut-être pas inutile designaler. Cette machine présente beaucoup d’analogie avec les petits appa-reils appliqués au maroquinage, mais elle est établie sur des dimensionsbien plus considérables. Elle consiste, en effet, en un fort galet en cuivre,
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