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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
actuel qu’il présente sur les huiles d’olive et même sur les huiles de graine,offre cet avantage très-important qu’il est immédiatement soluble dans lesalcalis carbonatés, avec lesquels il se combine pour former un savon. Ledégraissage devient une opération chimique ; car il consiste à immergerl’étoffe pendant quelques instants dans une eau alcaline, puis à la laver en-suite par les appareils ordinaires.
Le dégraissage des fils offre par ce procédé, un avantage encore plusgrand, puisqu’il peut se faire au moyen d’une eau alcaline en supprimantl’emploi coûteux d’une quantité considérable de savon, tout en employantces nouveaux résidus au moins aussi économiquement que par le passé.
Ce procédé est d’autant plus économique, qu’il fournit lui-même le savonqui est employé dans le foulage, opération qui suit ordinairement le dé-graissage. L’acide oléique ayant la propriété de former directement unsavon véritable par son contact avec les alcalis carbonatés, propriété quene possèdent en aucune façon les huiles végétales dont on faisait jusqu’àprésent un usage exclusif, on obtient comme produit nécessaire du dégrais-sage le liquide savonneux et alcalin qu’on préparait auparavant de toutespièces pour fouler l’étoffe.
En outre, les déchets de cardage, presque sans valeur quand on faitusage des huiles ordinaires, deviennent bien faciles à dégraisser et à utiliserpar suite de l’emploi de l’acide oléique.
De nombreuses expériences semblent prouver que la laine graissée àl’acide oléique, ne s’échauffe pas, ne brûle pas, alors même qu’elle estplacée dans les circonstances les plus favorables à la combustion.
L’acide oléique, tel qu’il est livré par les diverses fabriques de bougies,ne pourrait pas être employé au graissage de la laine, il est utile de luifaire subir une purification complète, afin de le transformer en une sub-stance homogène constamment douée des mêmes caractères.
Aujourd’hui celui que l’on emploie dans les fabriques de draps peut êtrecomparé, par sa nuance et sa limpidité, aux plus belles huiles d’olive em-ployées dans ces mêmes fabriques.
MM. Péligot et Alcan prirent un brevet d’invention de dix ans en 1839,et plus tard, en 1840, un brevet d’addition et de perfectionnement, pources procédés de graissage et de dégraissage de laines et étoffes de lainesteintes ou non teintes.
Dans quelques usines de bougies stéariques, on fabrique maintenant,avec l’acide oléique, des savons durs, que l'on livre en pain au commerce.
DIVERS DOCUMENTS
SUR LA FABRICATION DES BOUGIES STÉARIQUES.
Prix des appareils. — Ces prix nous ont été communiqués parM. Rouffet, mécanicien, qui s’est beaucoup occupé de la construction des