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Tome troisième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

actuel quil présente sur les huiles dolive et même sur les huiles de graine,offre cet avantage très-important quil est immédiatement soluble dans lesalcalis carbonatés, avec lesquels il se combine pour former un savon. Ledégraissage devient une opération chimique ; car il consiste à immergerlétoffe pendant quelques instants dans une eau alcaline, puis à la laver en-suite par les appareils ordinaires.

Le dégraissage des fils offre par ce procédé, un avantage encore plusgrand, puisquil peut se faire au moyen dune eau alcaline en supprimantlemploi coûteux dune quantité considérable de savon, tout en employantces nouveaux résidus au moins aussi économiquement que par le passé.

Ce procédé est dautant plus économique, quil fournit lui-même le savonqui est employé dans le foulage, opération qui suit ordinairement le dé-graissage. Lacide oléique ayant la propriété de former directement unsavon véritable par son contact avec les alcalis carbonatés, propriété quene possèdent en aucune façon les huiles végétales dont on faisait jusquàprésent un usage exclusif, on obtient comme produit nécessaire du dégrais-sage le liquide savonneux et alcalin quon préparait auparavant de toutespièces pour fouler létoffe.

En outre, les déchets de cardage, presque sans valeur quand on faitusage des huiles ordinaires, deviennent bien faciles à dégraisser et à utiliserpar suite de lemploi de lacide oléique.

De nombreuses expériences semblent prouver que la laine graissée àlacide oléique, ne séchauffe pas, ne brûle pas, alors même quelle estplacée dans les circonstances les plus favorables à la combustion.

Lacide oléique, tel quil est livré par les diverses fabriques de bougies,ne pourrait pas être employé au graissage de la laine, il est utile de luifaire subir une purification complète, afin de le transformer en une sub-stance homogène constamment douée des mêmes caractères.

Aujourdhui celui que lon emploie dans les fabriques de draps peut êtrecomparé, par sa nuance et sa limpidité, aux plus belles huiles dolive em-ployées dans ces mêmes fabriques.

MM. Péligot et Alcan prirent un brevet dinvention de dix ans en 1839,et plus tard, en 1840, un brevet daddition et de perfectionnement, pources procédés de graissage et de dégraissage de laines et étoffes de lainesteintes ou non teintes.

Dans quelques usines de bougies stéariques, on fabrique maintenant,avec lacide oléique, des savons durs, que l'on livre en pain au commerce.

DIVERS DOCUMENTS

SUR LA FABRICATION DES BOUGIES STÉARIQUES.

Prix des appareils. Ces prix nous ont été communiqués parM. Rouffet, mécanicien, qui sest beaucoup occupé de la construction des