PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Le bord inférieur forme une autre saillie qui n’a d’autre objet que deleur donner plus de solidité ; vers le milieu de la hauteur des flasques, etdans leur intérieur, se trouvent deux nervures qui régnent sur les 3/4 dela longueur du bane. Elles ont pour objet principal de retenir la traverse,dans laquelle passe le boulon qui fixe en place la poupée mobile.
Ce banc est supporté à chacune de ses extrémités par deux pieds enfonte B, qui l’élèvent à la hauteur convenable ; on en met trois dès qu’il aplus de 3 mètres de longueur.
Poupée fixe du tour. — La poupée fixe C, n’est autre chose qu’unedouble chaise en fonte fixée à l’extrémité du banc par un fort boulon a ,dans lequel on a eu soin de ménager un œil pour le passage de la vis. Cettepoupée porte un petit appendix venu de fonte avec elle, il sert à fixer lessupports des divers engrenages qui sont employés lorsque l’on veut fileter,et de support à la vis buttante b, de l’arbre D. Afin de ne point tarauderdans la fonte, on y a entaillé un écrou dans lequel s’engage la vis b, et unevis de pression c, la maintient en place.
L’arbre D, est supporté par les deux faces verticales de la poupée; du côtéde la pointe son collet a la forme conique ; il tourne dans une coquille enacier d, ajustée à demeure dans la joue. De l’autre côté, il forme une partiecylindrique sur laquelle on a fixé, au moyen de deux clavettes, un man-chon conique en fer trempé qui tourne dans une coquille en acier e, ajustéedans la joue de la poupée.
Afin de varier convenablement la vitesse de la pièce à tourner, oude l’outil qui alèse, on a placé sur l’arbre D, d’abord la poulie J, puis laroue E, lesquelles y sont fixées à demeure par une clavette, et la poulie F,qui est folle ; c’est sur celte dernière que l’on fait passer la courroie lors-qu’on veut arrêter la marche du tour.
La poulie double G, fondue d’un seul morceau, peut être fixée à volontésur l’arbre par la goupille/, que l’on peut enlever au besoin. Par cettedisposition, l’arbre peut tourner, soit avec la même vitesse qui est impriméeà la poulie, ou à une vitesse qui esttoujours moindre quand on la rend indé-pendante. Son moyeu se prolonge pour porter la poulie folle H, et le pignon1, qui lui est solidaire. Les deux rondelles à écrous g servent à faire coïn-cider la portion conique de l’arbre et le manchon conique avec les coquillesd , e, lorsqu’ils viennent à prendre du jeu. Le pignon I, de 16 dents, peutengrener avec la roue K, de 74 dents ajustée sur l’arbre intermédiaire h ,et le pignon L, de 16 dents, également ajusté sur le même arbre, peut en-grener avec la roue E. Cet arbre est supporté dans des coussinets s (fig. 5)retenus dans les joues prolongées de la poupée C, par les broches i, quel’on place soit à droite, soit à gauche, selon que l’on veut faire engrener oudégrener la roue K avec le pignon I, et le pignon L avec la roue E. On con-çoit que dans l’un ou l’autre cas, la vitesse de l’arbre D, sera ou diminuéedans le double rapport de 16 à 74, ou égale à celle qui est imprimée à lapoulie G, c’est-à-dire que dans le premier cas, quatre tours environ du