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Tome troisième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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pour briser toute la chènevolte, lorsque le lin était bien sec et bien mûr,Si un tour nétait pas suffisant, on faisait repasser la poignée une secondeet même une troisième fois, afin dêtre plus sûr davoir une filasse biendébarrassée de chènevotte.

11 résulterait des expériences faites au Conservatoire, pendant les années1817 et 1818, que sur cette machine, un homme pouvait faire par journéede douze heures 20 à 25 kilog. de filasse, de chanvre ou de lin.

Dix années plus tard, en 1828, M. André Delcourt présenta une machineanalogue à celle de M. Christian pour le concours du prix fondé par lasociété dEncouragement. Quoique nayant pas satisfait à toutes les condi-tions du programme, on le jugea digne d'une récompense. Il lui fut accordéà titre dencouragement, une médaille dor de 2" classe le 3 décembre1828, Sa machine se composait dun système de paires de cylindres can-nelés, en assez grand nombre et renfermés dans une caisse pour empê-cher la poussière de se dégager au dehors. Une commission spéciale ayantété nommée pour examiner cette machine, voici quel fut le résultatobtenu :

En 48 minutes, elle a broyé 48 kilog. 250 gr. de lin brut; on a oblenu16 kilog. 750 gr. de filasse. Après lopération de lespade, qui a duré1 heure 58 minutes, les 16 kilog. 750 gr. nont plus donné que 12 kilog.200 gr. de filasse et 4 kilog. 550 gr. de déchet. En 12 heures, elle pouvaitbroyer 600 kilog. de lin non roui. Mais on ne dit pas quelle est la forcequelle exigeait.

Les résultats de cette machine nétant pas ceux imposés par le pro-gramme , ce prix fut de nouveau remis au concours, et aujourdhui unenouvelle commission prise dans les différents comités de la société dEncou-ragement est chargée de vérifier les procédés et appareils de six concur-rents qui se sont présentés pour le prix quelle a fondé.

Différents procédés chimiques ont été depuis proposés pour lamélioration du rouissage.

1° Laction de l'eau froide ou chaude, tombant dune certaine hauteur;2° lemploi de leau bouillante, pour limmersion du chanvre; 3" celle dela vapeur à diverses pressions ; 4° lenfouissement des tiges; 5° larrosageet la mise en tas des tiges pour les rouir par fermentation, en aidant lopé-ration , si besoin est, au moyen dun ferment; 6° le traitement des tigessoit à froid, soit à chaud, par la chaux délayée dans leau ; 7° le rouissageà chaud, ou à froid, au moyen des dissolutions alcalines, caustiques ou car-bonatées ; 8° lemploi de la dissolution du savon vert de 90° à 94°.

Aucun de ces procédés na été adopté dune manière régulière, soit parla difficulté de les pratiquer dans toutes les localités, ou du prix trop élevédes matières premières, ou de la complication des opérations.

La machine dont nous allons entretenir nos lecteurs est destinée à résou-dre une des conditions principales énumérées plus haut. Nous feronsconnaître tous ses détails de construction et ses produits.