PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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chacune d’elles n’est environ que le sixième de la surface entière aprèsune révolution ; ce dont il est facile de se rendre compte par la fig. 1.
Les fig. 3 et 4 représentent, en projection verticale et en projection hori-zontale, le tracé du procédé qui a été employé pour faire le modèle enterre de la vis. Nous pensons que ces figures pourront facilement en fairecomprendre l’exécution.
Le diamètre de la vis étant connu et son pas, il suffit pour la tracer,de savoir que son développement n'est autre qu’un triangle rectanglequi aurait pour base la circonférence développée du diamètre extérieur dela vis et pour hauteur le pas de celle-ci. Si donc on suppose que chacunedes ailes du propulseur n’ait pour élévation que le tiers du pas et qu’il doiveen contenir trois, chacune d’elles aura son hélice extérieure représentéepar un triangle qui aura pour base le tiers de la circonférence et pour hau-teur le tiers du pas.
Pour procéder à la construction du modèle, on s’y est pris de cettemanière : après avoir découpé trois triangles en tôle, ayant chacun lesdimensions précédentes, on a formé une espèce de tambour, en les con-tournant suivant un cylindre du diamètre extérieur de la vis ; le côté del’hypoténuse de chacun de ces triangles forme alors une hélice ayant untiers de spire. On place ensuite concentriquement à ce tambour, et dansune position verticale, un arbre en fer /de la grosseur convenable, qui tra-verse une équerre en fonte à trois branches horizontales D, D', D 2 , fonduesavec le long moyeu A et garnies de nervures verticales, pour éviter saflexion, elle est ajustée de telle sorte qu’elle puisse avoir la facilité de mon-ter, de descendre et de tourner autour de l’axe ; on conçoit alors que si onlui imprime un mouvement de rotation et d’élévation en même temps,tout en suivant les chemins tracés par les hélices, l’arête extérieure dechacune des branches engendrera une surface héliçoïde, et pour donneraux ailes une épaisseur suffisante, afin de résister aux chocs et à la réactionde l’eau, on a imaginé de placer près du bord, à une certaine distance quidépend de l’épaisseur qu’on veut leur donner, une règle en bois E dontl’éloignement est de plus en plus petit vers la circonférence extérieure,afin qu’en cette partie les ailes soient plus faibles qu’en leur naissance près del’arbre, ce qui leur donne plus de solidité, tout en les rendant les pluslégères possibles. Une fois qu’on a formé les trois ailes, on les dégaged’une manière convenable, comme elles sont représentées en B, B', B a , dansla projection verticale fig. 1, et en B B dans la projection horizontale fig. 2.
Pour montrer comment il est possible de dessiner une telle vis, et pourfaire voir en même temps, qu’un point quelconque de sa surface appar-tient à une hélice, nous avons divisé chaque tiers F, F', F 2 , de la circon-férence extérieure en 16 parties égales, que nous désignons par 1, 2, 3...16, et 1', 2', 3',... 16', etc.; nous divisons aussi le rayon de cette dernièreen 8 parties égales, et le 1/3 du pas (ou la quantité dont le point quiengendre l’hélice extérieure s’est élevé après un tiers de révolution) éga-lement en 16 parties. Nous tirons ensuite de tous les points de divisions,