PUBLICATION INDUSTRIELLE.
413
1,2, 8, etc., des rayons 1-/, 2-/, etc., lesquels pourront nous représenterles projections verticales des différentes positions que prend l’équerre àtrois branches D, D', D 2 .
Si nous considérons maintenant un point quelconque n, de la surfaceengendrée et pris sur la fig. 3, pour obtenir la projection horizontale de cepoint dans la fig. 4, nous remarquerons que le rayon f-W qui y passe etqui représente l’une des positions d’un bras de l’équerre, a tous ses pointsà égale distance du môme plan vertical qui passe par la division 8', fig. 4 ;par conséquent, si du point donné w, fig. 3, nous menons une ligne verti-cale, sa rencontre avec l’horizontale qui passe en 8', fig. 4, donnera le pointn , pour la projection cherchée.
Le point o situé sur le même rayon sera aussi projeté en o' sur la mêmeligne horizontale, fig. 4. Il en sera toujours de même pour obtenir la pro-jection d’un point quelconque de la surface, il suffira de reconnaître àquelle division sur la circonférence ce point correspond ; c’est ainsi qu’aprèsavoir évidé les ailes de manière à obtenir, dans la fig. 3, la projection ducontour désigné par m' V g' c' d'g h b, pour obtenir la projection horizon-tale dans la fig. 4, on procéderait comme il a été dit pour le point n.
Ainsi, par exemple, pour obtenir la projection du point l de ce contour,on mènerait par ce point un rayon ; s’il se fût trouvé sur le rayon /-12 / ,sa projection aurait été située sur la ligne horizontale \W-m, et en abaissantune perpendiculaire sur cette ligne, sa rencontre eût donné la projectiondu point, mais étant placé au dehors, il se projettera entre les lignes quipassent par les points 11 et 12, à une distance de l’une d’elles qui dépendrade celle à laquelle il se trouve dans la projection verticale, par conséquentvers l, fig. 4. Si on raisonne de la même manière pour tous les points quiforment le contour d’une des ailes, on obtiendra leurs projections hori-zontales telles qu’elles sont représentées dans la fig. 4 (11.
Construction du modèle en bois. — La construction d’un semblablemodèle en bois n’est pas sans difficulté, à cause de la surface toute parti-culière que les ailes doivent présenter. Cependant la nature de la surfaceet sa génération étant connues, on peut toujours faire le modèle. A ceteffet, on a débité un certain nombre de règles C (voy. les fig. 5 et 6, quireprésentent la dernière vis à quatre ailes appliquée au Napoléon ), que l’onplace l’une sur l’autre, en les faisant toutes d’égale épaisseur et de mêmelargeur; on en a réuni une assez grande quantité pour qu’elles puissent for-mer la hauteur que l’on désirait obtenir. Le nombre d’ailes étant donné,ainsi que le diamètre extérieur et le pas de la vis, pour procéder à la con-struction du modèle, on examine (dans la supposition de quatre ailes oude la vis à quatre filets), le nombre de règles C nécessaires pour former lequart de la hauteur totale du pas, ce qui indique en combien de partieségales on doit diviser le quart du cercle ee' fig. 5, et on donne aux règles
(1) On a indiqué par les mêmes lettres les projections correspondantes de chaque point sur lesdeux lig. 3 et 4. U en est de même pour les fig. 5-6. Il y a toutefois quelques légères erreurs com-mises par le graveur dans la projection fig. 6, et que le lecteur peut aisément rectifier.