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Tome troisième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

pourrait disparaître au moyen de la disposition pour laquelle M. Gavé estbreveté, et qui permet denlever au besoin tout lappareil au-dessus de leau.

«2° Les chaudières, les machines et le charbon occuperont un grandespace, et surchargeront le navire dun poids considérable.

«En admettant le cas le plus défavorable, cest-à-dire lemploi des ma-chines à basse pression, lespace occupé par la base des chaudières seraitde 10 mètres en carré ; les machines en prendraient 8 environ en lon-gueur, ce qui ferait 18 mètres en tout. Le charbon, pour un nombredheures assez limité, serait logé de chaque côté des machines et des chau-dières. Le poids total des machines, des chaudières et du charbon, pour-rait être de 1,000 tonneaux. Cette disposition entraînerait nécessairementla suppression dune grande quantité de caisses à eau, inconvénient auquelcependant il serait peut-être possible de remédier en partie, en employantpour contenir leau des cuisines, du boulanger, etc., les chaudières qui nedoivent servir que très-rarement. Il faudrait dans tous les cas se réserverles moyens dobtenir de leau distillée en embarquant les appareils conve-nables.

« Mais si lon considère que les vaisseaux ne devront se servir de leursmachines que pour le combat ou dans des circonstances très-urgentes, ettoujours pendant quelques heures seulement, on conçoit quon peut sansinconvénient employer des'machiues à haute pression. Le court espace detemps pendant lequel les machines fonctionneraient ne permettrait pas laformation dans les chaudières dune grande quantité de sels ; le tempsdailleurs ne manquerait pas pour les nettoyer, puisquelles ne serviraientque très-rarement. Dans ce cas, le poids des machines et des chaudières,ainsi que lespace occupé par elles, seraient considérablement réduits. »

Dans une note sur lapplication de la vapeur à la navigation , remar-quable par lélégance du style unie à la force de la pensée, cette ques-tion est traitée tant sous le rapport politique que sous celui de la guerremaritime, M. Yerninac Saint-Maur, capitaine de vaisseau, commandantsupérieur des paquebots-poste du Levant, sexprime ainsi : « A mesure« quon examine attentivement chacune des opérations de la guerre mari-« time, et quon met en parallèle pour lexécuter lancien et le nouveau«moteur, on reconnaît limpuissance de lun, et lon voit sagrandir la« puissance de lautre. La question ne consiste donc plus à savoir lequel« de ces deux éléments doit servir dauxiliaire à lautre ; cest une affaire«jugée par quelques personnes, et qui le sera bientôt pour tout le monde.« Ce quil importe essentiellement de déterminer, ce sont les formes les« plus convenables des bâtiments à vapeur, leur armement militaire, le« moyen dabriter tout lappareil des machines contre les ravages de lar-« tillerie, et la mâture la plus simple, et en même temps la plus propre à la« navigation, a

(Extrait de louvrage de M. Campaignac sur la Navigation par la vapeur, 1842.)