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Tome troisième.
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PUBLICATION INDUSTRIEL LE.

simple raisonnement suffit pour démontrer limpropriété dune hélicepleine, telle que celle représentée fig. 15 et 16 de la pi. 33, et sur laquellelauteur anglais a donné une savante théorie; et fait la remarque que lhéliceévidée présente de grandes difficultés de construction et dinstallation (1).

A la page 499 de cette traduction , on trouve : « 6° on a proposé une vissemblable à la vis dArchimède , et agissant dans un cylindre entièrementplongé sous leau. » Ce moyen a été proposé par M. Scott dOrmiston (2).« 7° on peut encore employer deux vis agissant en sens opposé et sans cy-lindre. » Le colonel Beaufoy prétend que ce moyen a été importé de Chine .

M. Lyttleton a fait une expérience sur une grande échelle dans leGroenland -Dock : il a fixé à létambot dun bateau-pilote de Virginie unegrande hélice en cuivre, qui, par un treuil que deux ou trois hommes fai-saient tourner, prenait un mouvement de rotation ; leffet fut beaucoupmoindre quon navait osé lespérer, car, malgré que les hommes fissentde grands efforts, la vitesse quil acquit nexcédait pas un nœud trois quartspar heure.

En 1828, Garçon Malara, brevet dimportation et de perfectionnementpour une spirale applicable à tout bâtiment à vapeur.

En 1830, John Poole (3), capitaine de vaisseau de la marine royale, pré-senta à la Société philosophique de lîle Maurice un modèle de navire ayantà lavant et à larrière, et entièrement immergée, une roue godille : cesroues faisaient avancer le modèle dans le sens de la quille.

En 1831 (4), M. Salichon, ingénieur à Paris , prend un brevet pour unnouveau mode de navigation, il fait usage de toutes espèces de vis etqui peuvent se placer partout ; il fait la remarque cependant que, pour lesbâtiments de mer, il vaut mieux les placer sur les côtés et à larrière, etque lon pourra, par lemploi de son procédé, faire route à volonté avecles deux moteurs (le vent et la vapeur) agissant simultanément, ou bienavec chacun deux séparément.

M. Salichon dit avoir fait des essais avec un bateau de 37 m 36 de long,5 m 93 de large, et l m 08 de tirant deau. Sa vis est dite vis composée.

On voyait aussi en 1832 (5), à la galerie Adélaïde, à Londres , un modèlede roues pareilles à celles du capitaine Poole , quon prétendait supérieuresaux roues ordinaires.

M. Sauvage, constructeur de navires, prend un brevet, en 1832, pourun appareil destiné à remplacer les roues des bâtiments à vapeur. Sonmoyen est la vis : il a fait un grand nombre dessais avec son système, etvient de recevoir une récompense du gouvernement pour cet objet.

M. Woodcroft (6), dans sa patente de 1832, indique onze manières dap-

(1) En 1839, M. Haddan prend une patente pour cette forme de vis.

(2) Cest le procédé pour lequel M. Hall a pris une patente en 1838.

(3) Mech. Mag., 1832, volume XVIU.

(4) Brevets expires, tome XXXI,

(5) Mech. Mag 1832, volume XVIII.

(6) Mech. Mag., volume XXXI.