430
PUBLICATION INDUSTRIEL LE.
simple raisonnement suffit pour démontrer l’impropriété d’une hélicepleine, telle que celle représentée fig. 15 et 16 de la pi. 33, et sur laquellel’auteur anglais a donné une savante théorie; et fait la remarque que l’héliceévidée présente de grandes difficultés de construction et d’installation (1).
A la page 499 de cette traduction , on trouve : « 6° on a proposé une vissemblable à la vis d’Archimède , et agissant dans un cylindre entièrementplongé sous l’eau. » Ce moyen a été proposé par M. Scott d’Ormiston (2).« 7° on peut encore employer deux vis agissant en sens opposé et sans cy-lindre. » Le colonel Beaufoy prétend que ce moyen a été importé de Chine .
M. Lyttleton a fait une expérience sur une grande échelle dans leGroenland -Dock : il a fixé à l’étambot d’un bateau-pilote de Virginie unegrande hélice en cuivre, qui, par un treuil que deux ou trois hommes fai-saient tourner, prenait un mouvement de rotation ; l’effet fut beaucoupmoindre qu’on n’avait osé l’espérer, car, malgré que les hommes fissentde grands efforts, la vitesse qu’il acquit n’excédait pas un nœud trois quartspar heure.
En 1828, Garçon Malara, brevet d’importation et de perfectionnementpour une spirale applicable à tout bâtiment à vapeur.
En 1830, John Poole (3), capitaine de vaisseau de la marine royale, pré-senta à la Société philosophique de l’île Maurice un modèle de navire ayantà l’avant et à l’arrière, et entièrement immergée, une roue godille : cesroues faisaient avancer le modèle dans le sens de la quille.
En 1831 (4), M. Salichon, ingénieur à Paris , prend un brevet pour unnouveau mode de navigation, où il fait usage de toutes espèces de vis etqui peuvent se placer partout ; il fait la remarque cependant que, pour lesbâtiments de mer, il vaut mieux les placer sur les côtés et à l’arrière, etque l’on pourra, par l’emploi de son procédé, faire route à volonté avecles deux moteurs (le vent et la vapeur) agissant simultanément, ou bienavec chacun d’eux séparément.
M. Salichon dit avoir fait des essais avec un bateau de 37 m 36 de long,5 m 93 de large, et l m 08 de tirant d’eau. Sa vis est dite vis composée.
On voyait aussi en 1832 (5), à la galerie Adélaïde, à Londres , un modèlede roues pareilles à celles du capitaine Poole , qu’on prétendait supérieuresaux roues ordinaires.
M. Sauvage, constructeur de navires, prend un brevet, en 1832, pourun appareil destiné à remplacer les roues des bâtiments à vapeur. Sonmoyen est la vis : il a fait un grand nombre d’essais avec son système, etvient de recevoir une récompense du gouvernement pour cet objet.
M. Woodcroft (6), dans sa patente de 1832, indique onze manières d’ap-
(1) En 1839, M. Haddan prend une patente pour cette forme de vis.
(2) C’est le procédé pour lequel M. Hall a pris une patente en 1838.
(3) Mech. Mag., 1832, volume XVIU.
(4) Brevets expires, tome XXXI,
(5) Mech. Mag„ 1832, volume XVIII.
(6) Mech. Mag., volume XXXI.