4tô PUBLICATION INDUSTIUELLE.
pointe, et on la laisse couler directement dans des moules préparés à ceteffet. Mais le plus ordinairement la fonte est reçue dans des poches oucuillères que l’on porte à bras vers un point quelconque de l’atelier. Quandles objets à couler sont d’une forte dimension, les poches sont alors plusgrandes, et il est impossible de les porter à bras d’hommes ; dans ce cas onleur donne la forme telle que celle S, représentée en coupe et en plan surla fig. 7. Ces poches sont faites avec de la tôle très-épaisse ; on rapportesur leur paroi extérieure une forte frette en fer, munie de deux tourillonsq auxquels on agraffe la bride en fer T ; c’est par cette dernière que l’onpeut suspendre la poche au crochet du moufle d’une grue qui la transporteau-dessus des moules disposés convenablement ; on sait qu’il suffit de l’in-cliner pour que la fonte s’écoule par l’une des deux petites rigoles r ména-gées à cet effet en deux points opposés de son bord supérieur.
Il faut avoir le soin, dans ces sortes de poches, pour empêcher que lelaitier qui recouvre toujours la surface supérieure du bain de fonte qu’ellescontiennent, ne s’écoule avec elle , de le retenir à l’aide de bâtons ou debarres de fer que des hommes tiennent à la main, et qui sont par celamême susceptibles d’être brûlés et d’en laisser échapper malgré toute leurprécaution. Nous avons vu que chez MM. Pihet, pour éviter ces inconvé-nients, on fait usage de poches anglaises comme celles représentées fig. 8.On pratique vers le fond de ces poches une ouverture p qui communiqueavec un petit canal r, rapporté contre la paroi de la poche ; la fonte s’écoulealors en passant par cet orifice inférieur, et le laitier nage toujours à lasurface ; on n’a pas besoin d’avoir des hommes pour l’empêcher de couler.Il faut évidemment que le canal soit d’une dimension proportionnée àcelles de la poche, afin de permettre d’effectuer au besoin la coulée avecune grande rapidité.
TABLE RELATIVE AUX DIMENSIONS DES CUBILOTS,
PAR M. YATÈS.
Nous donnons ci-contre, d’après les notes qui nous ont été communiquéespar M. Paul, au sujet des fourneaux à coupole de M. Yatès, une table dedimensions et des observations que cet inventeur a cru devoir faire à cesujet.
L’auteur fait remarquer que la pression du vent indiquée ci-contre peutêtre sensiblement changée suivant la qualité du combustible. Si on emploiedu coke mou et spongieux, cette pression est nécessairement moindre; etsi, au contraire, on emploie du bon coke dur et lourd, la pression doit êtreaugmentée, et l’on ne peut avoir moins de 2 tuyères, quand le fourneau aplus de 0 m 51 de diamètre.