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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Le célèbre Watt, qui a fait des machines à vapeur une étude si appro-fondie, avait bien compris qu’il était du plus grand intérêt pour les con-structeurs, comme pour les fabricants, d’avoir un instrument qui pût leséclairer soit dans le règlement ou la marche des tiroirs, soit dans l’indi-cation exacte de la pression. Pour atteindre ce but, il imagina un petitappareil fort simple qui a conservé le nom d’indicateur, et qui se composaitd’un cylindre en cuivre de 4 à 5 centimètres de diamètre sur 20 centi-mètres de longueur, parfaitement alésé à l'intérieur pour recevoir unpiston plein métallique qui pouvait y glisser aisément, et qui était presséde haut en bas par un ressort à boudin susceptible d’être comprimé surune étendue de plusieurs centimètres. A la base de ce cylindre était montéun tube en cuivre à robinet, que l’on vissait directement sur le couverclemême du cylindre à vapeur, pour mettre l’appareil en communication avecl’intérieur de celui-ci. La tige du piston portait un index à pointe quitraçait, sur une paroi verticale mobile, une certaine courbe, lorsque lerobinet était ouvert, et après que cette paroi avait été reliée à l’une despièces du parallélogramme, pour en recevoir un mouvement correspondantà la marche du piston. Comme des divisions avaient été préalablement faitessur la surface extérieure, suivant les charges exprimées en livres par poucequarré anglais , on pouvait déterminer, par la courbe tracée, les pressionssuccessives de la vapeur dans le cylindre pendant toute la course du piston.Tant que la tension était supérieure à celle de l’atmosphère, l’index s’éle-vait au-dessus de la ligne horizontale marquée o, et dès quelle devenaitinférieure, celui-ci descendait au-dessous de cette ligne.
Malgré les avantages que présentait cet appareil, il ne fut presque pasappliqué pendant fort longtemps. Il était, pour ainsi dire, resté dans l’oubli,lorsqu’un ingénieur anglais , M. Macnaught, chercha à l’utiliser, en enperfectionnant la construction, pour le rendre plus propre à être mis entreles mains des praticiens. Depuis lors, plusieurs ingénieurs recommanda-bles se sont occupés de faire avec ce genre d’indicateur, des expériencestrès-suivies qui ont servi à démontrer que l’entrée et la sortie de la vapeur,dans les cylindres d’un grand nombre de machines, ainsi que le tiroir dedistribution, étaient mal réglés, et que les orifices d’introduction étaient malproportionnés. On reconnut qu’il était indispensable d’apporter, dans cettepartie essentielle des machines à vapeur, des modifications notables pouren obtenir de meilleurs résultats.
En Angleterre, c’est, sans contredit, le savant ingénieur M. Farey, quis’est le plus généralement occupé de ces sortes d’expériences avec l’indi-cateur de pression, et M. Penn est aujourd’hui bien connu dans ce payspour la confection de cet appareil. M. Combes, ingénieur des mines, l’im-porta en France , en 1833, et depuis il en fit connaître les avantages dansles Annales des mines. En 1843, il a présenté à l’Académie des sciences un mémoire fort intéressant sur les expériences qu’il fit à l’aide de cetindicateur sur plusieurs machines, parmi lesquelles on a surtout remarqué