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Tome troisième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

Le célèbre Watt, qui a fait des machines à vapeur une étude si appro-fondie, avait bien compris quil était du plus grand intérêt pour les con-structeurs, comme pour les fabricants, davoir un instrument qui pût leséclairer soit dans le règlement ou la marche des tiroirs, soit dans lindi-cation exacte de la pression. Pour atteindre ce but, il imagina un petitappareil fort simple qui a conservé le nom dindicateur, et qui se composaitdun cylindre en cuivre de 4 à 5 centimètres de diamètre sur 20 centi-mètres de longueur, parfaitement alésé à l'intérieur pour recevoir unpiston plein métallique qui pouvait y glisser aisément, et qui était presséde haut en bas par un ressort à boudin susceptible dêtre comprimé surune étendue de plusieurs centimètres. A la base de ce cylindre était montéun tube en cuivre à robinet, que lon vissait directement sur le couverclemême du cylindre à vapeur, pour mettre lappareil en communication aveclintérieur de celui-ci. La tige du piston portait un index à pointe quitraçait, sur une paroi verticale mobile, une certaine courbe, lorsque lerobinet était ouvert, et après que cette paroi avait été reliée à lune despièces du parallélogramme, pour en recevoir un mouvement correspondantà la marche du piston. Comme des divisions avaient été préalablement faitessur la surface extérieure, suivant les charges exprimées en livres par poucequarré anglais , on pouvait déterminer, par la courbe tracée, les pressionssuccessives de la vapeur dans le cylindre pendant toute la course du piston.Tant que la tension était supérieure à celle de latmosphère, lindex séle-vait au-dessus de la ligne horizontale marquée o, et dès quelle devenaitinférieure, celui-ci descendait au-dessous de cette ligne.

Malgré les avantages que présentait cet appareil, il ne fut presque pasappliqué pendant fort longtemps. Il était, pour ainsi dire, resté dans loubli,lorsquun ingénieur anglais , M. Macnaught, chercha à lutiliser, en enperfectionnant la construction, pour le rendre plus propre à être mis entreles mains des praticiens. Depuis lors, plusieurs ingénieurs recommanda-bles se sont occupés de faire avec ce genre dindicateur, des expériencestrès-suivies qui ont servi à démontrer que lentrée et la sortie de la vapeur,dans les cylindres dun grand nombre de machines, ainsi que le tiroir dedistribution, étaient mal réglés, et que les orifices dintroduction étaient malproportionnés. On reconnut quil était indispensable dapporter, dans cettepartie essentielle des machines à vapeur, des modifications notables pouren obtenir de meilleurs résultats.

En Angleterre, cest, sans contredit, le savant ingénieur M. Farey, quisest le plus généralement occupé de ces sortes dexpériences avec lindi-cateur de pression, et M. Penn est aujourdhui bien connu dans ce payspour la confection de cet appareil. M. Combes, ingénieur des mines, lim-porta en France , en 1833, et depuis il en fit connaître les avantages dansles Annales des mines. En 1843, il a présenté à lAcadémie des sciences un mémoire fort intéressant sur les expériences quil fit à laide de cetindicateur sur plusieurs machines, parmi lesquelles on a surtout remarqué