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Tome troisième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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on voit que lindex est projeté avec une rapidité extrême de a en b, ce quiindique que ladmission de la vapeur se fait à cette position, et que, parconséquent, il y a évidemment avance à lintroduction. M. Paul nous adit avoir, en effet, dans la construction de cette belle machine, donné4 millim. davance au tiroir du grand cylindre et 12 mill. à celui du petit,cest-à-dire quils sont réglés de telle sorte quils découvrent les lumièresde ces quantités, lorsque les pistons sont arrivés à la fin de leur course. (Lagrande avance du tiroir du petit cylindre a été donnée à cause du volant,qui est dune énergie considérable.)

Noublions pas de dire que les deux courbes tracées sur chacune desfîg. 8 et 9, ont été obtenues dans deux cas différents, mais à de courtsintervalles; dans le premier cas, la valve régulatrice qui est mue par unmodérateur à boules ; on obtint alors les deux diagrammes que nous avonsindiqués sur ces figures par des lignes pleines. Dans le second cas, la valveétait presque complètement fermée, et était en grande partie ouverte ; lescourbes correspondantes sont indiquées sur les mêmes figures par deslignes ponctuées. On reconnaît facilement que ladmission de la vapeur,dans les deux cylindres, sest faite à peu près avec la môme rapidité danslun comme dans lautre cas.

La ligne bc (fig. 8) est à très-peu près horizontale, ce qui indique quela pression de la vapeur est constante, sur le piston du petit cylindre, aumoins pendant le premier tiers de la course ; elle commence à décroîtredune faible quantité de c en d, mais à partir du point d, la pression dimi-nue considérablement jusquà la fin de la course du piston, comme le mon-tre la portion d e, qui correspond à environ le dernier sixième de cettecourse. Cependant parvenu à lextrémité, le piston reçoit encore une pres-sion sensiblement plus grande que celle de latmosphère, car le point e setrouve toujours au-dessus de la ligne x y. Si lon compare la courbe ponc-tuée avec la courbe pleine, on verra que la pression reste dautant plusconstante dans une grande partie de la course, que la valve dadmissionest plus ouverte, ce qui montre quil ne faut pas faire les passages de vapeurtrop petits, sans quoi la pression peut être sensiblement moindre dans lecylindre que dans la chaudière (1).

Il ne peut en être évidemment de même dans le grand cylindre, car,comme on le voit, la vapeur qui a opéré son action sur le petit piston, ve-nant dans celui-ci, pour presser sur le grand, augmente successivement devolume, et par conséquent diminue de pression, en raison inverse. Aussion voit par la courbe b c d e (fîg. 9), que cette pression nest pas longtempsau-dessus de latmosphère ; elle décroît rapidement depuis le commence-ment jusquà la fin de la course, ce qui est très-facile à concevoir si on re-

(J) Suivant les expériences de M. Morin, et de plusieurs autres ingénieurs, on a reconnu quilfallait donner à laire des orifices de vapeur au cylindre, 1/48 à 1/20 de la surface du piston dans lesmachines à haute pression, au lieu de l/3o à 1/40, comme Vont fait jusquici un grand nombre deconstructeurs. ( Voir Compte rendu de l'Académie des Sciences .)