PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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on voit que l’index est projeté avec une rapidité extrême de a en b, ce quiindique que l’admission de la vapeur se fait à cette position, et que, parconséquent, il y a évidemment avance à l’introduction. M. Paul nous adit avoir, en effet, dans la construction de cette belle machine, donné4 millim. d’avance au tiroir du grand cylindre et 12 mill. à celui du petit,c’est-à-dire qu’ils sont réglés de telle sorte qu’ils découvrent les lumièresde ces quantités, lorsque les pistons sont arrivés à la fin de leur course. (Lagrande avance du tiroir du petit cylindre a été donnée à cause du volant,qui est d’une énergie considérable.)
N’oublions pas de dire que les deux courbes tracées sur chacune desfîg. 8 et 9, ont été obtenues dans deux cas différents, mais à de courtsintervalles; dans le premier cas, la valve régulatrice qui est mue par unmodérateur à boules ; on obtint alors les deux diagrammes que nous avonsindiqués sur ces figures par des lignes pleines. Dans le second cas, la valveétait presque complètement fermée, et était en grande partie ouverte ; lescourbes correspondantes sont indiquées sur les mêmes figures par deslignes ponctuées. On reconnaît facilement que l’admission de la vapeur,dans les deux cylindres, s’est faite à peu près avec la môme rapidité dansl’un comme dans l’autre cas.
La ligne bc (fig. 8) est à très-peu près horizontale, ce qui indique quela pression de la vapeur est constante, sur le piston du petit cylindre, aumoins pendant le premier tiers de la course ; elle commence à décroîtred’une faible quantité de c en d, mais à partir du point d, la pression dimi-nue considérablement jusqu’à la fin de la course du piston, comme le mon-tre la portion d e, qui correspond à environ le dernier sixième de cettecourse. Cependant parvenu à l’extrémité, le piston reçoit encore une pres-sion sensiblement plus grande que celle de l’atmosphère, car le point e setrouve toujours au-dessus de la ligne x y. Si l’on compare la courbe ponc-tuée avec la courbe pleine, on verra que la pression reste d’autant plusconstante dans une grande partie de la course, que la valve d’admissionest plus ouverte, ce qui montre qu’il ne faut pas faire les passages de vapeurtrop petits, sans quoi la pression peut être sensiblement moindre dans lecylindre que dans la chaudière (1).
Il ne peut en être évidemment de même dans le grand cylindre, car,comme on le voit, la vapeur qui a opéré son action sur le petit piston, ve-nant dans celui-ci, pour presser sur le grand, augmente successivement devolume, et par conséquent diminue de pression, en raison inverse. Aussion voit par la courbe b c d e (fîg. 9), que cette pression n’est pas longtempsau-dessus de l’atmosphère ; elle décroît rapidement depuis le commence-ment jusqu’à la fin de la course, ce qui est très-facile à concevoir si on re-
(J) Suivant les expériences de M. Morin, et de plusieurs autres ingénieurs, on a reconnu qu’ilfallait donner à l’aire des orifices de vapeur au cylindre, 1/48 à 1/20 de la surface du piston dans lesmachines à haute pression, au lieu de l/3o à 1/40, comme Vont fait jusqu’ici un grand nombre deconstructeurs. ( Voir Compte rendu de l'Académie des Sciences .)