PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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corresponde au développement de la bande de papier, moins l’espace oc-cupé par les lames à ressorts q, q'. Quand on a fait le tracé géométriquedes pièces mobiles de la machine, et qu’on connaît la circonférence desgorges des tambours, on peut déterminer ces points d’attache à l’avancetrès-aisément; mais, en tout cas, on les a bientôt trouvés, en tenant entreles doigts le bout des cordons suspendus vers ces points, pendant la marchemôme de la machine, et en les faisant glisser légèrement à droite ou àgauche, jusqu’à ce qu’on ait reconnu qu’ils correspondent bien au mouve-ment à produire; on les fixe alors en ces points. Puis on vérifie de nou-veau, avant d’ouvrir les robinets, si les index se trouvent bien au pointzéro; les crayons qui restent immobiles, tandis que les tambours pivotentsur eux-trSmes, tracent nécessairement des circonférences qui passent parce point et dont le plan est exactement horizontal.
Lorsque tout est ainsi bien réglé, on ouvre, en môme temps, les robinetsE, E' des deux instruments; leur communication est immédiatement établieavec la partie supérieure des cylindres ; par conséquent une portion, bienfaible à la vérité, de la vapeur qui arrive dans ces derniers se précipite aus-sitôt dans les corps de pompe A et A', et presse sous leurs pistons. Ceux-cis’élèvent tant que la pression est plus forte que celle de l’atmosphère, maisils descendent dès qu’elle devient plus faible ; les index suivent nécessaire-ment leur marche rectiligne. Pendant ce temps les tambours qui portentles bandes de papier, reçoivent un mouvement circulaire, de sorte que lescrayons tracent sur chacune de ces bandes une ligne courbe qui exprime,exactement, les pressions successives de la vapeur qui agit sur les pistonsmoteurs, pendant toute leur course descendante, d’une part, et de l’autre,les degrés du vide ou plutôt les pressions de la vapeur qui s’opposent à leurmarche rectiligne.
Dès que les courbes sont tracées, on ferme les robinets et on enlève lesbandes de papier, que l’on peut remplacer par d’autres au besoin, si onveut renouveler l’opération, ce qu’il est bon de faire, pour pouvoir con-clure des différents diagrammes obtenus, le travail moyen de la machinependant un temps donné.
Tracé des diagrammes. — Telles sont, fig. 8 et 9, deux des courbesque nous avons relevées, avec M. Paul, sur la machine à deux cylindres deM. Nillus, et que nous n’avons pu figurer sur le dessin qu’à moitié d’exé-cution. La première, celle tracée 11g. 8, représente la courbe obtenue surle petit cylindre par l’appareil à haute pression, et la seconde, fig. 9, dé-signe celle obtenue sur le grand cylindre par l’appareil à basse pression.La ligne xy montre, dans chacune de ces figures, le point zéro de l’échelle,ou la pression atmosphérique.
Or, pour peu que l’on suive avec quelque attention chacun de ces dia-grammes, on reconnaîtra, sans peine, que la distribution dans chaque cylin-dre se fait aussi bien qu’on peut le désirer. En effet, si on part du point a,qui correspond au moment où les pistons sont à l’extrémité de leur course,