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Tome troisième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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corresponde au développement de la bande de papier, moins lespace oc-cupé par les lames à ressorts q, q'. Quand on a fait le tracé géométriquedes pièces mobiles de la machine, et quon connaît la circonférence desgorges des tambours, on peut déterminer ces points dattache à lavancetrès-aisément; mais, en tout cas, on les a bientôt trouvés, en tenant entreles doigts le bout des cordons suspendus vers ces points, pendant la marchemôme de la machine, et en les faisant glisser légèrement à droite ou àgauche, jusquà ce quon ait reconnu quils correspondent bien au mouve-ment à produire; on les fixe alors en ces points. Puis on vérifie de nou-veau, avant douvrir les robinets, si les index se trouvent bien au pointzéro; les crayons qui restent immobiles, tandis que les tambours pivotentsur eux-trSmes, tracent nécessairement des circonférences qui passent parce point et dont le plan est exactement horizontal.

Lorsque tout est ainsi bien réglé, on ouvre, en môme temps, les robinetsE, E' des deux instruments; leur communication est immédiatement établieavec la partie supérieure des cylindres ; par conséquent une portion, bienfaible à la vérité, de la vapeur qui arrive dans ces derniers se précipite aus-sitôt dans les corps de pompe A et A', et presse sous leurs pistons. Ceux-cisélèvent tant que la pression est plus forte que celle de latmosphère, maisils descendent dès quelle devient plus faible ; les index suivent nécessaire-ment leur marche rectiligne. Pendant ce temps les tambours qui portentles bandes de papier, reçoivent un mouvement circulaire, de sorte que lescrayons tracent sur chacune de ces bandes une ligne courbe qui exprime,exactement, les pressions successives de la vapeur qui agit sur les pistonsmoteurs, pendant toute leur course descendante, dune part, et de lautre,les degrés du vide ou plutôt les pressions de la vapeur qui sopposent à leurmarche rectiligne.

Dès que les courbes sont tracées, on ferme les robinets et on enlève lesbandes de papier, que lon peut remplacer par dautres au besoin, si onveut renouveler lopération, ce quil est bon de faire, pour pouvoir con-clure des différents diagrammes obtenus, le travail moyen de la machinependant un temps donné.

Tracé des diagrammes. Telles sont, fig. 8 et 9, deux des courbesque nous avons relevées, avec M. Paul, sur la machine à deux cylindres deM. Nillus, et que nous navons pu figurer sur le dessin quà moitié dexé-cution. La première, celle tracée 11g. 8, représente la courbe obtenue surle petit cylindre par lappareil à haute pression, et la seconde, fig. 9, dé-signe celle obtenue sur le grand cylindre par lappareil à basse pression.La ligne xy montre, dans chacune de ces figures, le point zéro de léchelle,ou la pression atmosphérique.

Or, pour peu que lon suive avec quelque attention chacun de ces dia-grammes, on reconnaîtra, sans peine, que la distribution dans chaque cylin-dre se fait aussi bien quon peut le désirer. En effet, si on part du point a,qui correspond au moment les pistons sont à lextrémité de leur course,