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Tome troisième.
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PERFECTIONNEMENTS

APPORTÉS

DANS LES PRESSES CHAUFFÉES A LA VAPEUR,

POUR LES APPRÊTS DES TISSUS,

Par SI. ROUX., manufacturier,

BT EXÉCUTÉES PAR M. G. CHRISTIAN, MÉCANICIEN A PARIS .( Fig. 2 et B, pl. 38 ).

On a reconnu, depuis fort longtemps déjà, quil était utile, dans lopé-ration des apprêts des tissus, de les soumettre à laction dune presse, dontles plaques ou plateaux, entre lesquels on les renferme, devaient êtrechauffés jusquà un certain degré plus ou moins élevé, suivant la nature delétoffe; on sest contenté, pendant bien des années, pour cela, de chaufferces plaques au feu, ou dans des espèces de caisses ou détuves. Mais, outrequelles ne pouvaient évidemment offrir une chaleur homogène dans toutesleurs parties, elles avaient, de plus, le grave inconvénient de risquer debrûler les tissus, ou de ne pas leur donner la douceur quils doivent pré-senter au toucher, et dailleurs de ne pas souvent conserver leur tempéra-ture assez longtemps.

En voyant les applications nombreuses que lon fait journellement de lavapeur dans une foule de fabrications, quelques personnes industrieusesont compris quon pouvait fort bien lappliquer aussi au chauffage desplaques, en construisant celles-ci en conséquence pour la recevoir et lalaisser échapper à propos.

Cest ainsi que M. Duplomb a pris, dès 1830, un brevet dinvention de10 ans, pour des plateaux chauffeurs propres à lapprêt des étoffes (1).

De même, M.... construisit aussi un système analogue de plaques chauf-fées par la vapeur.

Ces systèmes proposés et mis à exécution dans un grand nombre dusines,consistent en une série de petits tubes munis chacun dun robinet, et com-muniquant tous dun bout, soit directement avec la chaudière, soit avecun gros tuyau ou réservoir de vapeur, et de lautre bout avec les diversplateaux de la presse. U y a également une seconde série de petits tubes

(I) Tome xxxrm, p 4 des brevets espircs.