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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
servant à l’évacuation de cette vapeur après qu’elle a circulé dans chacunde ces plateaux ou plaques creuses métalliques.
Comme ces plateaux sont susceptibles, dans le travail, de s’éloigner et dese rapprocher, il faut nécessairement disposer tous ces petits tubes, pourqu’ils puissent obéir à ces différences d’écartement. A cet effet, on proposad’abord d’adapter à chacun des tubes, des genouillères à plusieurs articu-lations, afin de leur permettre de se bifurquer et de prendre, par suite,diverses inclinaisons. Plus tard, dans quelques localités, on voulut sim-plifier ce mode de construction en contournant les tubes dans plusieursdirections, afin de leur permettre de monter ou de descendre, de se rap-procher ou de s’écarter, tout en évitant l’emploi des genouillères.
Dans tous les cas, on voit que, jusqu’à présent, il y avait autant de tubesd’introduction de vapeur, que de plateaux à chauffer, et de même autantde petits tubes de sortie, c’est-à-dire que la vapeur admise dans un plateauétait perdue en sortant, quoiqu’ayant encore une température très-élevée,par conséquent on dépensait une grande quantité de vapeur tout à fait enpure perte.
M. Roux, habile apprêteur de châles, à Paris , employant depuis des an-nées des presses mécaniques chauffées ainsi, a pensé qu’on pouvait, non-seulement simplifier la construction du mécanisme, mais encore obtenir,dans ce système de chauffage une très-grande économie de combustible,et qu’il suffisait, pour cela, de faire passer la vapeur qui serait admise dansle premier plateau, dans celui qui se trouve immédiatement au-dessus ouau-dessous; et de ce second plateau dans le troisième; de celui-ci dans lequatrième, et ainsi de suite, de manière à n’avoir qu’une seule entrée devapeur, et par conséquent un seul robinet d’admission ; et de même uneseule sortie, et par suite un seul robinet d’évacuation.
Cette disposition pavait si simple et si naturelle, qu’on doit être étonnéqu’elle n’ait été appliquée nulle part avant M. Roux, en 1843 seulement.On peut voir par le dessin fig. 2 et 5, pl. 38, que ce nouveau système esttout à fait rationnel, et présente évidemment, sous le rapport de l'économiede vapeur et de la construction, des avantages remarquables sur les sys-tèmes appliqués jusqu’ici.
La fig. 2 du dessin représente une élévation latérale de l’appareil quenous avons appliqué, (pour éviter une seconde planche), sur la presse à vis,dont on a vu précédemment la description.
La fig. 5, est un plan ou coupe horizontale faite à la hauteur de laligne 1, 2, de la figure 2. Ces deux figures pourront facilement faire com-prendre la communication établie entre chacune des plaques creuses, quipeuvent être en plus ou moins grand nombre, et de dimensions plus oumoins considérables, suivant celles des tissus qui sont soumis à leur action.
On voit en A' le tuyau de l’arrivée de vapeur, qui communique directementavec la chaudière, et qui, près de celle-ci, porte un robinet, au moyen du-quel on ouvre ou on ferme au besoin la communication avec l’appareil.