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Tome troisième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

travail continu. Aussi, depuis des années, elles sont presque complètementabandonnées, au moins dans les villes, et remplacées par des pompesentièrement métalliques. Ces dernières étant dailleurs dune forme plusélégante, et dune meilleure construction, sont bien moins susceptiblesde se déranger, et présentent par suite un service beaucoup plus régu-lier.

Ce cylindre ou corps de pompe est parfaitement alésé dans toute sa hau-teur: le piston est formé le plus souvent de deux anneaux de fonte ou decuivre , entre lesquels est un disque de cuir embouti.

Ces pompes déversent leur eau immédiatement au-dessus de la partiesupérieure de la course du piston, ou très-peu au-dessus. Il nest guèrepossible de donner au tuyau daspiration une longueur de plus de 8 mètresdans le sens vertical , quoiquil semblerait quon puisse la porter à 103i,qui est la hauteur de la colonne d'eau qui fait équilibre à la pression atmo-sphérique ; mais à cause de lair qui peut passer à travers les joints et decelui qui est enlevé avec leau même, on ferait une grande fauté, si onvoulait se servir dune pompe seulement aspirante pour élever leau à unehauteur de plus de 8 mètres ; cest donc une limite à laquelle il est tou-jours bon de sarrêter en pratique.

Le diamètre du tuyau daspiration est plus petit que celui du corps depompe; on le fait égal aux deux tiers ou au moins à la moitié de ce der-nier. Sa partie inférieure est souvent évasée, et entourée dun grillagedestiné à retenir les corps que leau pourrait y amener; dautres fois, elleforme une espèce de tête darrosoir percée de petits trous.

Pompes rotatives, a mouvement circulaire continu. Tout mou-vement alternatif occasionnant une perte de force vive, on a cherché àconstruire des pompes à mouvement circulaire. Parmi celles qui, dans lespremiers temps, donnèrent les meilleurs résultats, on peut citer la pompeinventée par Bramah, ingénieur anglais du plus grand mérite ; les pompesrotatives américaines, perfectionnées et construites parM. Farcot(l); lespompes dites françaises, qui ont beaucoup danalogie avec celles de Bramahet de M. Jéandeau, et qui ne sont autres que des pompes à deux pistons* dentés engrenant ensemble ; enfin, nous pouvons encore mentionner lespompes rotatives de M. Stolz et celles de M. Dietz , qui nont quun seuldisque excentré par rapport à lintérieur du corps de pompe (2).

Comme ces systèmes de pompes sont généralement dune constructionplus simple et plus économique que celles à mouvement rectiligne alter-natif, on les a beaucoup vantées pour la plupart; et cependant, il faut ledire, si en origine elles donnent de bons résultats, lorsquelles sont bienconstruites, elles sont aussi très-susceptibles de suser ou de se déranger;elles fonctionnent moins bien à mesure quelles susent. Il ne faut pas

(1) Voir le Portefeuille industriel du Conservatoire , tome 4er, 4854.

( 2 ) On pourrait yoir dans les yolumes des brevets expires, divers systèmes de pompes analo-gues.