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Tome troisième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE. 507

compter les appliquer dans le cas lon doit puiser leau à de grandesprofondeurs ou lélever à de grandes hauteurs.

Pojipes a mouvement circulaire alternatif. Ces pompes se com-posent, en général, dun demi-cylindre dans lequel se meut une seule valvequi reçoit, au moyen dun balancier, un mouvement circulaire alternatif.Parmi ces dernières, on distingue celles de M. Estilbaum, qui présententdans leur construction une grande simplicité, et dont lexploitation se faitaujourdhui sur une grande échelle. Suivant nous, ces pompes offrent lesmêmes inconvénients que les pompes à rotation continue, et nont pas lesavantages de celles à mouvement rectiligne alternatif. Aussi, nous croyonsquelles ne peuvent être employées que pour les usages domestiques, maisnon dans les fabriques ou manufactures, parce que nous les voyons nonsusceptibles de résister à des services soutenus.

Pompes foulantes. Le piston de ces pompes est entièrement plein,le plus souvent formé dun long cylindre métallique, tourné très-exacte-ment ; sa longueur excède un peu celle de sa course ; il ne porte ordinai-rement pas avec lui de garniture, mais il passe au milieu dune boîte àétoupes, établie sur le haut du corps de pompe, et disposée comme nouslavons déjà remarqué, en traitant des machines à vapeur. Lorsque cespompes (et cest le cas le plus général ) portent un tuyau daspiration, ellessont appelées aspirantes et foulantes.

Pompes aspirantes et élévatoires. Cette espèce de pompes abeaucoup danalogie avec les pompes aspirantes. Comme ces dernières,elles sont munies dun tuyau daspiration, et leur piston peut être à clapetsou fermé, selon que le tuyau dascension se trouve immédialement au-dessus du corps de pompe , ou quil se trouve sur le côté. Dans le premiercas, le tuyau dascension doit être un peu plus grand que le piston, pourque lon puisse lenlever facilement; et dans le second, il est généralementplus petit, et placé latéralement au corps de pompe : sa partie inférieureest munie d'une soupape et sa hauteur peut navoir d'autre limite quecelle de la puissance qui les met en jeu.

Ces pompes sont aujourdhui d'un usage fréquent, surtout pour les épui-sements des mines, ce qui évite demployer une suite de pompes simple-ment aspirantes, placées les unes au-dessus des autres, comme celles quiexistent encore dans un grand nombre de localités. On paraît les préférerà celles-ci, parce quelles sont moins sujettes aux réparations, puisquedans la plupart des cas, on na que lentretien dun piston et de deux sou-papes.

On établit aussi de ces appareils pour marcher à double comme à simpleeffet, cependant ces derniers étant plus simples sont généralement pré-férés (1).

(I) Nous aurions pu encore mentionner les pompes sans piston, dites pompes des prêtres , danslesquelles le diaphragme qui remplace le pislon est formé dun cuir recourbé ou dautre substancepouvant facilement se reployer sur elle-même, et dont on a beaucoup parlé dans les anciens ouvrages