PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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avec facilité, on a appliqué sur le côté les vis de rappel b, qui, d’un bout,se taraudent dans les oreilles ou renflements cylindriques c, venus de fonteavec les corps des paliers, et qui, de l’autre, sont maintenues dans desbrides ou colliers en fonte d, rapportés sur les châssis. Ainsi, en impri-mant à ces vis un mouvement de rotation, à droite ou à gauche, on tire ouon pousse les paliers, et par conséquent on éloigne ou on rapproche lecylindre E' du premier E.
Nous avons remarqué que dans la plupart des comprimeurs, on monteune petite manivelle directement sur la tête de chacune de ces vis, et onles fait tourner indépendamment l’une de l’autre, ce qui est, selon nous,un inconvénient, en ce qu’on n’est jamais bien certain par cette manœuvrede régler les deux cylindres de manière à être exactement parallèles, pourqu’étant tout à fait rapprochés, ils se touchent complètement sur toute lalongueur d’une génératrice.
Dans l’appareil qui nous occupe on a monté sur la tête des vis de rappelprolongées à droite des colliers (fig. 1 et 2), deux petites roues à dentshélicoïdes/, avec lesquelles on fait engrener les deux vis sans fin e, quisont ajustées sur le même axe horizontal en fer g. On conçoit dès lors qu’entournant la petite manivelle h qui est placée au bout de cet axe, et en de-hors du bâtis, on fera marcher en même temps les deux vis de rappel, etavec elles les paliers et le cylindre E' qui, de cette sorte, s’avancera exac-tement contre le premier E, parallèlement à lui-même.
Chacun des cylindres E, E' sont fondus creux, avec quatre bras et unmoyeu à chaque extrémité, comme on peut le voir par les détails fig. 6 et7. On doit prendre beaucoup de précaution pour les fondre, afin d’éviterautant que possible les évents ou les soufflures. Il faut avoir le soin, à ceteffet, de les couler entièrement debout, et surtout d’y ménager une fortemasselotte. Leur surface extérieure devant être parfaitement unie, on doitles tourner avec toute la précision désirable, et si au tournage on découvrequelques soufflures, on les bouche avec des goujons en fer que l’on taraudedans la fonte. Si les évents sont en trop grand nombre ou trop apparents,on doit refuser les cylindres et les rendre au fondeur.
L’axe du premier cylindre E, se prolonge d’un bout à l’extérieur du bâtispour porter soit une roue droite, soit une roue d’angle, qui est comman-dée par un pignon analogue placé sur l’un des arbres de couche ou verti-caux de l’usine, de manière à transmettre à cet axe une vitesse de 15 à 10révolutions par minute. Cette vitesse peut être plus grande ou plus petitesuivant la puissance dont on peut disposer, suivant aussi la quantité de tra-vail que l’on veut obtenir, comme suivant les diamètres mêmes des cylin-dres. Il y a des constructeurs qui donnent à ces cylindres des dimensionssensiblement plus faibles que celles de la machine représentée pl. 40; nouscroyons cependant qu’il est plus convenable d’adopter des diamètres suffi-samment grands pour bien concasser le grain , et non pas le réduire enpoudre ou en lames minces.