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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Les deux cylindres se commandent l’un par l’autre, au moyen de deuxcouronnes de fonte E, E 7 , à dentures droites et assez longues pour per-mettre de rester engrenées, quoiqu’on les écarte d’une certaine quantité.Les détails (fig. 8 et 9) montrent la construction de ces couronnes; ellesportent chacune quatre oreilles carrées i, par lesquelles on les boulonnesur l’un des bouts des cylindres; et afin que les boulons soient moins fati-gués, on a eu le soin de ménager des empattements i' (fig. 6 et 7) entrelesquels les oreilles sont logées. De cette manière les engrenages sont très-solides et ne produisent aucun effort de torsion sur les axes des cylindres ;il est vrai que cette disposition exige un peu plus d’écartement entre lesbâtis et par conséquent entre les collets de ces axes.
M. Giraudon, qui vient de construire pour Lyon un comprimeur double,a préféré placer ces deux engrenages en dehors du bâtis, afin de limiter lalargeur intérieure à la longueur même des cylindres. Nous avons surtoutremarqué dans cet appareil que le constructeur avait ajouté entre les deuxcomprimeurs à blé, une paire de petits cylindres très-courts destinés àconcasser les fèves. On sait que dans plusieurs contrées de la France , etparticulièrement dans le Lyonnais , on a l'habitude de mélanger à la farinede blé une petite quantité de farine de fève. L’habile directeur de la belleusine de Perrache, M. Brouder, a eu l’idée de se servir du même appareilpour comprimer celte substance, comme il l’a fait pour le grain ; toutefoisil peut n’exister aucune communication entre les produits fournis par cha-que paire de cylindres, si le mélange ne doit se faire qu’après la farineobtenue.
On place assez ordinairement en dehors des cylindres une espèce derâclette en fer j qui frotte contre leur surface , afin d’enlever les matièrescomprimées qui auraient pu y adhérer, et les faire retomber sur les plansinclinés G, G'. Cette râclette est portée à chaque extrémité par deux petitsleviers ajustés sur les bouts d’un axe en fer k, qui est lui-même tenu dansdeux oreilles venues de fonte avec les côtés du bâtis. Deux petits contre-poids l , placés à l’intérieur (fig. 2), ou mieux au besoin à l’extérieur, ten-dent à faire toujours appliquer le bord de la râclette contre la surface descylindres.
Les plans inclinés G, G 7 , qui reçoivent le blé comprimé à la sortiedes cylindres, ne sont autres que des toiles métalliques, clouées sur descadres en bois, portés par les côtés du bâtis. Ils ont pour but de laisserpasser la poussière, provenant des petites pierres qui ont été broyées parl’action des cylindres, et de conduire le grain concassé jusque sur le plan-cher sur lequel repose la machine, et de là dans une grande trémie, placéeautant que possible à l’étage immédiatement inférieur, pour de là se dis-tribuer dans les meules, par les engreneurs que l’on adapte au-dessus,comme nous l’avons fait voir par le moulin dessiné dans le premier volumede ce recueil.
En origine on faisait tomber le blé, aussitôt après avoir été concassé, du