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Tome troisième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

Les deux cylindres se commandent lun par lautre, au moyen de deuxcouronnes de fonte E, E 7 , à dentures droites et assez longues pour per-mettre de rester engrenées, quoiquon les écarte dune certaine quantité.Les détails (fig. 8 et 9) montrent la construction de ces couronnes; ellesportent chacune quatre oreilles carrées i, par lesquelles on les boulonnesur lun des bouts des cylindres; et afin que les boulons soient moins fati-gués, on a eu le soin de ménager des empattements i' (fig. 6 et 7) entrelesquels les oreilles sont logées. De cette manière les engrenages sont très-solides et ne produisent aucun effort de torsion sur les axes des cylindres ;il est vrai que cette disposition exige un peu plus décartement entre lesbâtis et par conséquent entre les collets de ces axes.

M. Giraudon, qui vient de construire pour Lyon un comprimeur double,a préféré placer ces deux engrenages en dehors du bâtis, afin de limiter lalargeur intérieure à la longueur même des cylindres. Nous avons surtoutremarqué dans cet appareil que le constructeur avait ajouté entre les deuxcomprimeurs à blé, une paire de petits cylindres très-courts destinés àconcasser les fèves. On sait que dans plusieurs contrées de la France , etparticulièrement dans le Lyonnais , on a l'habitude de mélanger à la farinede blé une petite quantité de farine de fève. Lhabile directeur de la belleusine de Perrache, M. Brouder, a eu lidée de se servir du même appareilpour comprimer celte substance, comme il la fait pour le grain ; toutefoisil peut nexister aucune communication entre les produits fournis par cha-que paire de cylindres, si le mélange ne doit se faire quaprès la farineobtenue.

On place assez ordinairement en dehors des cylindres une espèce derâclette en fer j qui frotte contre leur surface , afin denlever les matièrescomprimées qui auraient pu y adhérer, et les faire retomber sur les plansinclinés G, G'. Cette râclette est portée à chaque extrémité par deux petitsleviers ajustés sur les bouts dun axe en fer k, qui est lui-même tenu dansdeux oreilles venues de fonte avec les côtés du bâtis. Deux petits contre-poids l , placés à lintérieur (fig. 2), ou mieux au besoin à lextérieur, ten-dent à faire toujours appliquer le bord de la râclette contre la surface descylindres.

Les plans inclinés G, G 7 , qui reçoivent le blé comprimé à la sortiedes cylindres, ne sont autres que des toiles métalliques, clouées sur descadres en bois, portés par les côtés du bâtis. Ils ont pour but de laisserpasser la poussière, provenant des petites pierres qui ont été broyées parlaction des cylindres, et de conduire le grain concassé jusque sur le plan-cher sur lequel repose la machine, et de dans une grande trémie, placéeautant que possible à létage immédiatement inférieur, pour de se dis-tribuer dans les meules, par les engreneurs que lon adapte au-dessus,comme nous lavons fait voir par le moulin dessiné dans le premier volumede ce recueil.

En origine on faisait tomber le blé, aussitôt après avoir été concassé, du