PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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comprimeur directement dans les meules, sans le faire passer par un ré-servoir intermédiaire. Cette disposition exigeait de ménager alors des sé-parations sur la longueur des cylindres, suivant le nombre de paires demeules à desservir, et par suite d’alimenter chacune des parties indépen-damment les unes des autres, ce qui compliquait l’appareil distributeurplacé au-dessus, et ne permettait pas d’alimenter les meules d’une manièrerégulière. M. Cartier a pensé qu’il était bien préférable de faire en sorteque le comprimeur n’eût pas de séparation, et jetât simplement le bléqu’il concasserait dans une grande chambre ou trémie, parce qu’il est beau-coup plus facile ensuite de le faire distribuer régulièrement sur les meulesà l’aide des engreneurs; on a d’ailleurs l’avantage de pouvoir comprimerà l’avance une certaine quantité de blé, et par conséquent d’arrêter l’ap-pareil, sans les meules, tandis que par l’ancienne disposition il fallait tou-jours que l’appareil fonctionnât avec les meules.
Pour que le blé comprimé ne puisse s’échapper sur les côtés de la ma-chine, on a le soin de la fermer latéralement par des panneaux en bois Bque l’on fixe à l’intérieur du bâtis ; c’est sur ces panneaux que l’on rap-porte les tasseaux qui retiennent les cadres des plans inclinés.
Pour alimenter les cylindres comprimeurs d’une manière régulière,c’est-à-dire pour que le blé ne tombe toujours que par égale quantité surtoute l’étendue de la table, on place au-dessus un petit cylindre en fonteI, sur toute la circonférence duquel on a pratiqué des cannelures étroiteset peu profondes, fig. 10, qui reçoivent le grain de la trémie supérieure L,et le déversent au-dessous entre les comprimeurs. Ce cylindre est traversépar un axe en fer m, sur lequel il est fondu, et qui se prolonge de chaquebout, pour être supporté par les coussinets en bois ou en cuivre n , que l’ona ajustés préalablement dans les chaises de fonte K, dont les pattes sontboulonnées du côté du bâtis. L’une de ces chaises sert en même temps àporter le tourillon des petites roues dentées intermédiaires qui transmet-tent le mouvement de rotation peu rapide au cylindre alimentaire. A ceteffet, un petit pignon droit en fonte p, est rapporté sur le bout de l’arbre dupremier cylindre E , et engrène directement avec une roue plus grande qqui, ajustée sur un petit tourillon fixe contre la chaise, est solidaire avec unautre pignon r qui commande alors la seconde roue droite s fixée à l’extré-mité de l'axe m.
Le rapport entre ces divers engrenages est tel quepourque cetaxe fasse unerévolution sur lui-même, l’arbre moteur D doit en faire 7. Or, le diamètredes grands cylindres E, E', est de 0 m 48 ; leur circonférence est donc :
0,48 X 3,1416 = 1-508.
Le diamètre du cylindre alimentaire n’est que de 0 m 12, par conséquent sacirconférence de :
0,12 X 3,1416 = 0 m 377.