V OYAGES
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leur persuader que le véritable auteur de celivre étoit le Marquis .8 ecctm'u : ils voulurent leconvaincre qu’il leur en imposoit; & voicila preuve la plus décisive qu’il^ en appporte-rein : l* ouvrage, lui dirent-ils, ejì intitulé DtiDelitti e Delle Pene. La maniéré d'écrire.V article D e 1 prouve que V auteur est Véni-tien ; s’il étoit d’une autre partie de Pltalie,il auroìt écrit delli; or si c’est un Véni-tien, il est clair que ce doit être le noble An-ge Quirini. Le Comte Go\\i, qui est lui-même auteur de plusieurs ouvrages, écrits enbeau stile Italien, fit voir à leurs Excellencesqu’clles se trompoient, en leur faisant remar-quer que les réglés de la langue exigent quedans ce cas on écrive Dei & non delli: illeur dit que le noble Quirini étoit très versédans les belles-lettrcs, & qu’il savoir trop bienla langue Lalicnne pour commettre ^ans un li-vre une faute contre cette langue. Cela ter-mina le procès Sut le noble Vénitien fut laisséen repos.
II y a quelques artnécs que je fus faireune visite à un Noble qui jouissent d’une gran-de réputation : comme c’étoit la premjcrefoisque je le voyois, je lui fis le compliment or-dinaire en lui disant que j’ctois enchanté de