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La sainte Bible, qui contient le Vieux et le Nouveau Testament / revue & corrigée sur le texte hébreu & grec, par les pasteurs & les professeurs de l'Eglise de Genève ; avec les argumens [i.e. arguments] et les réflexions sur les chapitres de l'Ecriture-Sainte, et des notes, par J.F. Ostervald, pasteur de l'Eglise de Neuchâtel
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PROVERBES.

"Chap. i8- II y a trois choses qui sont trop mer-XXX. veilleuses pour moi, même quatre que je necon n ois point :

19. La trace de laigle dans lair, la tracedu serpent sur un rocher, le chemin dunnavire au milieu de la mer, & la trace deHìomme dans la vierge.

20. Telle est la conduite de la femme adul-téré; elle mange, elle seísoie la bouche, &dit : je nai point soit de mal.

21. La terre est troublée par trois cho-ses, même par quatre, quelle ne peut sup-porter :

*Prov.. 22. * Par le serviteur, quand il régné,*io. par un insensé, lorsquil est rassasié de viande ;

23. Par une femme digne dêtre haïe, quise marie, & par une servante qui hérite de samaîtresse.

24. II y a quatre choses sor la terre, quisont très-petites , lesquelles toutefois sontsages & bien avisées :

* Prov. 6 . 2s. * Les fourmis, qui sont un peuple

8- foible, qui néanmoins préparent leur pro-

vision durant lété ;

26. Les lapins, ce peuple qui nest paspuissant, & qui cependant bâtit fa demeuredans les rochers ;

27. Les sauterelles, qui nont point deroi, Sc cependant qui marchent toutes parbandes.

28. Laraignée , qui se soutient sur sesmains, & qui habite dans les palais des rois.

29. H y a trois choses qui marchent bien ,même quatre, qui ont une belle démarche :

z o. Le lion , le plus fort des animaux, quine recule point à la rencontre de qui que cesoit;

31. àrmi, qui a les flancs bien troussés;le bouc ; & enfin le roi, devant qui personnene peut subsister.

32. Si tu tes conduit follement en té-levant, 8c íi tu as mal pensé, mets la mainfur ta bouche.

33. Comme celui qui bâtie lait fait sortirle beurre, & comme celui qui presse le nezsoit sortir le song; ainsi celui qui provoque lacolere, excite la querelle.

RÉFLEXIONS.

Cf, quil y a principalement à remarquer dans cechapitre, cest, i. ce qui y elt dit du néant de lhom-me, & de la toute-puiííànce de Dieu. Cela doit pro-duire en nous un vif sentiment de notre faiblesse, dela grandeur de Dieu , & de la dépendance noussommes à son égard. 2. Agur nous enseigne ici, quelétat de médiocrité par rapport aux biens du monde,est le plus heureux ; cest ce que nous apprend ce beauvœu : Seigneur , ne me donne ni pauvreté ni richejses ,tuais nourris-moi du pain de mon ordinaire.

CHAPITRE XXXI.

L 1. 9. Ce chapitre a deux parties : la premiere contient des ins-tructions que la mere du roi Lémuel , que ton croit êtreSalomon , lui donne , pour t éloigner de la sensualité ,des guerres injufies & de t ivrognerie, & pour t engagerIf. ! o. 31. à protéger les faibles , & d gouverner juflemtnt. Laseconde partie contient les louanges dune femme ver-tueuse.

t. JL f. s paroles du roi Lémuel , & Tins-truction que ía mere lui donna.

2. Que te dirai-je, mon fils, toi pour quijai soit tant de vœux ?

3. Ne donne point ton bien aux femmes,Sc ne mets point ton étude à détruire les rois.

4. Lémuel, ce nest point aux rois, ce nestpoint aux rois à boire le vin, ni aux princesà boire la cervoise ;

s. De peur quaprès avoir bu, ils nou-blient ce qui est Ordonné, & quils ne per-vertissent le droit dans la cause des pauvresaffligés.

6. Donnez de la cervoise à celui qui vapérir, & du vin à celui dont le cœur est danslamertume.

7. Quils en boivent, quils oublient leursmaux, & quils ne se souviennent plus deleur peine.

8. Parle en faveur de celui qui est muet,& pour défendre 1e droit de tous ceux quivont périr.

9. * Ouvre la bouche, pour ordonner cequi est juste, rends justice à laffligé & àlindigent.

10. Aleph. Qui trouvera une femme ver-tueuse ? Son prix surpasse de beaucoup celuides perles.

11. Beth. Le cœur de son mari met fa con-fiance en elle, & il ne manquera point dedépouilles.

12. Guimel. Elle lui sera da bien tous lesjours de fa vie, & jamais du mal.

13. Daleth. Elle cherche de la laine & dulin, & elle soit de ses mains ce quelle veut.

14. He. Elle est comme les navires dunmarchand, qffl amenent du pain de fort loin.

if. Vau. Elle se leve lorsquil est encorenuit, elle distribue lordinaire de sa maison,& elle prescrit la tâche de ses servantes.

16. Zajin. Elle considéré un champ, &elle sachete : elle plante la vigne du fruitde ses mains.

17. Heth. Elle ceint ses reins de force, &elle fortifie ses bras.

18. Teth. Elle éprouve que son trafic estbon ,* fa lampe ne séteint point pendant lanuit.

19. lod. Elle met la main au fuseau, &ses doigts tiennent la quenouille.

20. Caph. Elle ouvre fa main à laffligé,& elle tend les bras à lindigent.

21. Lame A. Elle ne craint point la neigepour fa famille,* car tous ses gens ont un dou-ble vêtement.

22. Mem. Elle se soit des tours de lit ; elleshabille de fin lin & décarlate.

23. Nun. Son mari est distingué dans lesassemblées publiques, lorsquil est astis avecles anciens du pays.

24. Samech. Elle soit des toiles pour lesvendre , 8c des ceintures quelle donne aumarchand.

2f. Hajin. Elle est revêtue de force & demagnificence, & elle se rit du jour à venir.

26. Pe. E!!e ouvre fa bouche avec sagesse,& la loi de ia clémence est sor sa langue.

27. Tsadé. Elle examine le train de sa

maison, & elle ne mange pas son pain dansloiíìvebé. 28.

Chap.

XXXI.

*Lêvit, I9,If-

Deutér. 1.16.