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■ Chap.XXXI.
. 1.1. II.
II. u. 18,
*Eccléf.t .22,. G 5.9.
PROVERBES.
28. Koph. Ses enfans se levent, & publientqu’elle est bienheureuse; son mari s'eiì levé,& il l’a louée.
29. Res. Plusieurs filles se sont conduitesvertueusement ; mais tu les surpasses toutes.
30. Sein. La grâce est trompeuse, & labeauté s’évanouit; mais la femme qui craintl’Eternel est celle qui fera louée.
31. Thau. Donnez-lui les fruits de sesmains, & que. ses propres œuvres fassentson éloge dans les assemblées publiques.
RÉFLEXIONS.
Les instructions contenues dans la premiere partiede ce chapitre, regardent proprement les rois & ceuxqui gouvernent, & elles tendent à les détourner deFimpureté, des guerres injustes, de i’intempérance, &à leur inspirer des senti mens d’équité & de justice.Mais il n’y a personne qui ne doive profiter de ces con-seils salutaires, & s’étudier à la chasteté, à la sobriété,& à l’amour de la justice & de la paix. La secondepartie de ce chapitre nous apprend que ce qui rendîes femmes dignes de louange, c’est Factivité & Famourdu travail, le foin de leur ménage, la tendresse qu’ellesportent à leurs maris & à leurs enfans, la charité en-vers les pauvres , la discrétion & la sagesse dans lesdiscours, & fur-tout la crainte de Dieu. Ce derniertrait couronne tous les autres : toutes les vertus queFauteur sacré célébré dans la Femme forte , font rares& précieuses; mais elles ne font rien fans une piété
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modeste, charitable & éclairée : la grâce ejl trompeuse ,& la beauté s 1 évanouit j mais la femme qui craint IsSeigneur , ejl celle qui fera louée. On voie ici la vieíîmple & laborieuse des femmes de ce tems-là. Celles-làméme qui étoient riches, travaiìloient de leurs mainspour les besoins de leurs familles. A mesure que lesmœurs s’alterent par le luxe & la frivolité, il devientplus difficile de trouver l’original d’un portrait si digned’exciter Fémulation des femmes raisonnables. Cellesqui ont le courage de résister au torrent, & de Rap-pliquer à remplir des devoirs que la nature & la reli-gion leur imposent, trouveront leur récompense dansle bonheur qu’elles assureront à leurs familles. Ellesconnoîtront les plaisirs touchans réservés aux parenséclairés & tendres, & elles avoueront qu’ils font infi-niment supérieurs aux plaisirs de la dissipation & delalégéreté. Des enfans élevés parleurs foins, dans l’a-mour & la pratique de la vertu, devenus des citoyensutiles , publieront qu’elles font bienheureuses. Ellesjouiront du fruit de leur travail i leurs propres œuvresferont leur éloge dans les assemblées publiques. Au reste,il ne faut pas croire que ce qui est dit ici , ne soientque des maximes d’économie. La religion impose auxfemmes ces mêmes devoirs; & les qualités qui fontlouées dans les personnes de ce sexe , iònt celles qui lesrendent recommandasses devant Dieu. Saint Paul lemontre, lorfqu’il loue les femmes qui ont foin de leursenfans, qui gardent la maison , qui gouvernent leurménage , qui exercent la charité, pfj qui pratiquent avecfoin toutes fortes de bonnes œuvres ; & lorfqu’il con-damne celles qui font oisives, causeuses, curieuses, &qui vont de maison en maison. Ainsi les femmes chré-tiennes doivent faire une attention particulière à cequi est dit dans cet endroit.
LE LIVRE
ARGUMENT.
Le but de Salomon , dans /’Eccléfìaste , ejì de montrer la vanité du monde 0 ? de la vie humaine ;de faire voir que le seul moyen d'etre heureux es de craindre Dieu çf de garder ses com -mandemens.
CHAPITRE PREMIER.
Salomon enseigne que tout ce qu il y a dans le monde ejlvain & inconstant ; en particulier , que la connaissancedes choses d'ici-bas , & le travail des hommes , m peu.vent leur donner le contentement d!esprit. 3. II confirmecela par fa propre expérience.
1. Les paroles de l’Ecclésiaste , fils deDavid, & roi de Jérusalem.
A NIT E* des vanités !dit l’Ecclésiaste i), va-nité des vanités! toutest vanité.
* 3. Quel avantagerevient-il àl’homme,de tout le travail qu’ilfait fous le soleil ?
4. Une génération passe, une autre lui suc-cédé; mais la terre demeure toujours ferme.
f. Le íoleil fe leve & fe couche; íl re-tourne vers le lieu d’où il est parti.
6. Le vent souffle vers le midi, & revientvers le septentrion ; il tourne çà & là, & re-vient, fur ses pas par de longs circuits.
Vers z. C’est-à-dire, le prédicateur, celui qui-instruit le»autres. ~ .
7. Tous les fleuves vont à la mer, & ìamer n’en est point remplie ; les rivières re-tournent au lieu d’où elles étoient parties ,pour fe rendre de nouveau dans la mer.
8 - Tous ces discours font difficiles , l’hom-me ne fauroit les expliquer; ì’œil n’est ja-mais rassasié de voir, ni l’oreille lasse d’en-tendre.
9. * Ce qui a été, c’est ce qui fera : ce qui *Eccléf.a été fait fe fera encore. II n’y a rien de l6 -nouveau fous le soleil.
10. Y a-t-il quelque chose dont on puissedire, cela est nouveau ? U a déjà été dans lessiécles passés.
11. On ne fe souvient plus des choses quiont précédé; on oublie de même ce qui doitarriver, parmi ceux qui vivront à l’avenir.
12. Moi, l’Ecclésiaste, j’ai été roi d’Ifraelà Jérusalem.
13. J’ai appliqué mon esprit à examiner& à sonder avec sagesse tout ce qui se faitsous les cieux ; c’est une occupation fâcheuseque Dieu a donnée aux hommes, afin qu’ils
y travaillent. .
14. J’ai souvent regardé tout ce qui se
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