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Tome premier.
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YiïRUVE. LIV. i.

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De ces deux points on tracera avec le compas deuxlignes qui se croisent, et on tirera une droite qui pas-sera par le point d’intersection et le centre où le styleest placé, pour avoir le midi et le septentrion. On pren-dra ensuite la seizième partie de la circonférence de laligne circulaire dont l’aiguille est le centre; on placeraune des branches du compas au point où la ligne méri-dienne touche la ligne circulaire, et, sur cette ligne cir-culaire, à droite et à gauche de la ligne méridienne, onmarquera cette seizième partie. Cette opération sera ré-pétée au point septentrional. Alors de ces quatre pointson tirera des lignes d’une des extrémités de la circonfé-rence à l’autre, en les faisant passer par le centre, oùelles se croiseront. De cette manière le midi et le septen-trion comprendront chacun une huitième partie. Ce quirestera de la circonférence à droite et à gauche, devraêtre divisé en trois parties égales, afin que les huit divisionsdes vents se trouvent bien exactement indiquées sur cettefigure. Ce sera alors au milieu des angles produits par cesdifférentes lignes, entre deux régions de vents,que devraêtre tracé l’alignement des grandes rues et des petites.

Le résultat de cette division sera d’empêcher que leshabitations et les rues de la ville ne soient incommodéespar la violence des vents. Autrement, si les rues sont dis-posées de manière à recevoir directement les vents, leursouffle déjà si impétueux dans les espaces libres de l’air,venant à s’engouffrer en tourbillonnant dans les ruesétroites, les parcourra avec plus de fureur. Voilà pour-quoi on doit donner aux rues une direction autre quecelle des vents : frappant contre les angles des espècesd’îles qu’elles forment, ils se rompent, s’abattent et se dis-sipent.

Peut-être s’étonnera-t-on que nous n’adoptions quehuit vents, quand on sait qu’il en est un bien plus grandnombre, qui ont chacun leur nom. Mais, si l’on considère