NOTES DU LIVRE III.
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qu’il faut donner aux acrotères des angles une hauteur égale àcelle de la plus grande hauteur du tympan, qui est celle du milieu;mais comme cette hauteur serait disproportionnée, il faut enten-dre le medium comme indiquant le milieu o (fig. 5i, p. 32^)entre le summum a et Yimum e 3 par conséquent la moitié de lahauteur du tympan.
148. — Membra omnia , quœ supra capitula. Vitruve veut quetoutes les parties qui sont au-dessus des chapiteaux des colonnes,c’est-à-dire l’entablement et le fronton , soient inclinés en avantde la douzième partie de leur hauteur, parce que des deux lignesqui partent de l’œil , lorsqu’on regarde un édifice, celle quis’étend vers le haut est beaucoup plus longue que celle qui touchele bas, et faitque les objets élevés paraissent renversés en arrière.
C’est assez mal à propos que Perrault veut faire ici la leçon àVitruve. « La raison que Vitruve apporte ici, qui est la longueurdes lignes, n’est point vraie, dit-il, parce que, quelles que soientles lignes visuelles, tant qu’elles feront un même angle, elles re-présenteront toujours à l’œil une même grandeur. » Vitruve sa-vait comme lui, répond de Bioul, que la longueur plus ou moinsgrande des lignes visuelles qui forment un angle n’apporte aucunchangement dans l’inclinaison de l’angle : aussi ce n’est point làce qu’il a voulu dire; il entend que, quand on regarde un édi-fice, surtout si c’est d’un peu près, les objets qui sont élevés parais-sent renversés en arrière; et c’est pour obvier en quelque sorte àce mauvais effet qu’il veut que tous les membres élevés soient unpeu inclinés en avant, c’est-à-dire de la douzième partie de leurhauteur; la ligne visuelle étant par ce moyen un peu raccourcie,et la partie supérieure du frontispice avancée, ils paraissent moinsrenversés en arrière. Et non-seulement on obvie par là à ce qu’ilsparaissent renversés ; mais, en raccourcissant la ligne visuelle, onfait paraître l’objet plus grand; et toutes les parties supérieuresétant inclinées, les parties saillantes ne cachent pas autant lesparties enfoncées qui sont immédiatement au-dessus d’elles.
149. — Columnarum striœ. Ces cannelures sont des demi-ca-naux ci’eusés du haut en bas , le long et autour des colonnes, aunombre de vingt-quatre, et quelquefois davantage. Striges, enlatin, signifie proprement les cannelures, dit Philander, et striœles listels qui les séparent; mais ces deux mots semblent avoir étéemployés dans le même sens par Vitruve. Poleni distingue troissortes de cannelures, décrites par Vitruve : les cannelures àbosses, les cannelures à pans, les cannelures à vive aiête. La ri-