NOTES DU LIVRE X. 535
que la vis d’Archimède, quoiqu’il s’en échappe quelque peu parles jointures , entre la vis et le canal ; mais elle est plus aisée àremuer et plus facile à construire.
52. — Tignum sumitur , cujus tigni quanta fuerit pedum longi-tudo , tanta digitorum expeditur crassitudo. C’est-à-dire que lalongueur de celte pièce de bois devait avoir seize fois son épais-seur, parce que le pied des anciens avait seize doigts.
53. — Et justam cochleœ naturalemque imitationem. Ces ca-naux ne sont néanmoins semblables à ceux des coquilles deslimaçons qu’en ce qu’ils sont en vis; et ils en diffèrent en cequ’il y en a plusieurs, et même jusqu’à huit , dans la vis que Vi-truve décrit, au lieu que le canal dans le limaçon est unique. 11y en a qui pensent que la vis d’Archimède ne doit avoir, en effet,qu’un canal ; d’autres, qu’elle doit en avoir trois : chacune de cesmanières à ses avantages. La vis de Vitruve, qui a huit canaux ,est pour élever une grande quantité d’eau ; mais elle ne pourraitl’élever aussi haut que celle qui n’en a qu’un , parce que cettedernière peut avoir son canal replié tant de fois , que son obli-quité permet d’élever la vis beaucoup plus haut que lorsque lamultitude des canaux rend leur position plus droite.
54. — Hominibus calcantibus. La position inclinée de la limace
Fig. \\k.
rend difficile le mécanisme de la roue qui doit servir à la faire