Band 
Tome second.
Seite
544
JPEG-Download
 

544

NOTES DU LIVRE X.

76. — Ita quum quatercenties ab pinnis rotce fuerint versatae.Il y a une faute évidente dans les textes que j’ai sous les yeux;dans l’édition petit in-folio de Jean de Laet, imprimée parlesElzévier, je lis : « Quum quatercenties ab pinnis rotæ fuerint ver-satae , semel tympanum planum circumagent impulsu dentis quiad latus est fixus tympani in cultro. « Mais ce n’est pas le tympa-num planum, le tympan horizontal, que les quatre cents toursdes roues du vaisseau font tourner une fois , c’est le tympanumin cultro , le tympan vertical qui, dans le tour qu’il opère, ne faitavancer que d’une dent le tympan horizontal. Il y a donc erreur.L’édition de Leipzig porte : « Quum quatercenties ab pinnis rotæfuerint versatæ , semel tympanum circumactum impellet dentemqui ad latus est fixus tympani plani. » Quel est donc ce tympanqui, en ne faisant qu’un tour, pousse la dent qui est attachée à lapartie latérale du tympan horizontal? Il n’y a que le tympan dumilieu qui ne fasse qu’un tour, pendant que le tympan d’en bas,celui qui est traversé par l’essieu des roues , en fait quatre cents ;il n’y a que lui qui ait une dent latérale, et il est placé verticale-ment. Le tympan horizontal n’a point de dent latérale. Il y adonc aussi une erreur dans ce texte.

Ces machines se composent de deux roues et de trois tympans.L’essieu autour duquel tournent les roues traverse le premiertympan qui est vertical comme les roues. Il est armé d’une petitedent à sa circonférence. Son mouvement de rotation est le mêmeque celui des roues. Le second tympan est placé au-dessus dupremier ; il est aussi vertical ; mais sa circonférence est partagéeen quatre cents dents qui se combinent avec la dent unique dupremier. De plus, il a une dent latérale. Le troisième tympan esthorizontal, lui, et, comme le second, il a quatre cents dents sursa circonférence. Lorsque les roues font un tour, le premier tym-pan en fait un aussi, et sa dent fait tourner le second d’une quatrecentième partie de sa circonférence. Donc , quatre cents tours dupremier tympan feront tourner une fois le second, dont la dentlatérale fera avancer le troisième de l’espace d’une des quatrecents dents qui partagent sa circonférence.

Le texte doit être ici conforme à ce que Vitruve dit plus hautsur la manière de mesurer le chemin qu’on fait sur terre.

77. — Ita et sonitu et numero indicabit milliaria spatia navi-gationis. Maintenant, pour mesurer le sillage d’un vaisseau, onse sert du loch. C’est une pièce de bois qui, par sa pesanteur et saforme, reste immobile dans l’eau. Il est attaché à une corde oùsont des nœuds. Le nombre des nœuds qui ont filé avec la corde ,