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LIVRE V.

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sage au Propnigeum (i), qui est dans le retour de lautre portique. Tout procheen dedans de la chambre froide* est létuve voûtée pour faire suer; cette piècedoit être deux fois plus longue que large. Dans lintérieur, sur le côté, se trouvele Jjaconicum bâti de la même manière quil a déjà été dit, et à loppositeestle Bain deau chaude, Cest ainsi que les péristyles de la palestre doivent êtredisposés.

11 y a de plus, en dehors, trois autres Portiques, dans lun desquels on entreen sortant du Péristyle. Les deux autres sont à droite et à gauche, on peut syexercer comme dans le Stade (2). Celui de ces portiques qui regarde le septen-trion doit être double et fort large; lautre sera simple ( 3 ), mais, construit de tellesorte que le long du mur et le long des colonnes il y aura comme des cheminsélevés, larges de dix pieds, qui laisseront au milieu un autre chemin bas danslequel on descendra par deux degrés, qui occuperont un pied et demi depuis lechemin haut jusquau chemin bas, qui naura pas moins de douze pieds. Par cemoyen, ceux qui se promèneront avec leurs vêtements suaces chemins hauts neseront point incommodés par ceux qui sexerceront dans le bas. Cette sorte deportique est appelée Xystos par les Grecs, dautant quil forme un Stade cou-vert oh les athlètes peuvent sexercer pendant lhiver.

Afin de bien établir ces Xystes, on fait entre les deux Portiques une planta-tion de Platanes avec des allées dans lesquelles 011 place despace en espace des

( 1 ) Mercurial interprète le mot grec propnigeum,præfürnium comme étant dérivé de pnigeus , qui si-gnifie un four ou une cheminée. Philander, qui le dérivede pnix , qui signifie étouffement et suffocation , croitque cétait un lieu plein dune vapeur chaude propreà faire suer. Mais le Lacun'cum et le lieu appelé con-camerata sudatio , étaient faits pour cela ; de sorte quily a plus dapparence que le Propnigeum était une salle étaient les cheminées par lesquelles on mettait le feuqui passait sous les lieux appelés Calida lavatio , Laco-nie um et Concamerata sudatio , et que cétait aussi dansce lieu que le bois était serré.

( 2 ) Le stade était un espace de 125 pas , qui faisaitenviron go de nos toises. Ce mot est dérivé du verbeSto, qui signifie sarrêter , parce que lon dit ,quHer-cule courait tout dune haleine cet espace au bout du-quel il sarrêtait. En cet endroit le stade signifie un lieucourbé en demi-rond par les deux bouts , et entouré dedegrés pour placer ceux qui regardaient faire les exer-

cices de la course, ainsi quil se voit dans la plan-che XIX.

(3) Il faudrait dire les deux autres , car cela se doitrapporter aux deux Portiques extérieurs , qui sont àdroite et à gauche de celui du milieu, qui est double.Ces Portiques simples sont marqués RR, et le doubleQQ , dans la planche XIX. La même chose doit êtreaussi entendue, lorsquensuitc il est dit quil faut fairedes promenoirs découverts le long du Xyste couvert etdu double Portique , car le Xyste couvert ou singulierrsl mis pour les Xystes couverts, qui sont les PortiquesRR, placés à droite et à gauche du Portique double QQ.Il y a cent exemples, dans toutes les langues, de ces sin-guliers mis au lieu du pluriel, comme quand on dit quunhomme a lœil trouble, ou le pied sûr, on nentendpoint que cela soit dit dun seul œil, dun seul pied. Vi-truve est obscur en beaucoup dendroits, il use decette figure assez mal-à-propos.