LIVRE VI.
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c’est ainsique les Romains, placés entre le nord et le midi’ possèdent tout cequ’il y a déplus estimable entre ces deux extrémités du monde, car ils jouissentd’un climat tempéré, et par leur prudence ils surmontent la force des barbares,de même que par leur valeur ils déjouent l’astuce et l’adresse des méridionaux.Le ciel a donc mis la ville du peuple romain dans une région merveilleusementtempérée, afin qu’elle fut capable de commander à toute la terre.
Or, s’il est vrai que la diversité des régions, qui dépend de l’aspect du ciel,cause des effets si différents sur les peuples qui y naissent, qu’ils soient d’unenature différente, tant en ce qui concerne la structure du corps que pour ce quiappartient à la disposition de l’esprit, il est hors de doute que c’est une chosede la plus grande importance que d’approprier les édifices à la nature et auxclimafs de chaque nation, ce qui n’est pas difficile, puisque la nature nous en-seigne la marche qu’il faut suivre.
C’est pourquoi j’ai fait mon possible pour expliquer exactement les propriétésnaturelles de chaque lieu, et de quelle manière il faut disposer les édifices sui-vant les aspects du ciel et la nature des peuples.
Je vais m’occuper maintenant de décrire en détail, et cependant avec le plusde brièveté possible, quelles doivent être les distributions, les mesures et lesproportions qu’il convient de donner en général et en particulier à ces édifices.
Tome II.
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