LIVRE VI.
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des espaces égaux à la largeur que l’on a donnée au mur qui soutient la terre. Maisil faut qu’ils avancent dans la terre par le pied; autant que le mur même a de hau-teur (6), qu’ils aillent en diminuant par degrés depuis le bas, et qu’ils aient autantde saillie vers le haut que le mur a d’épaisseur. De plus, il faudra faire en dedansdes dentelures en forme de scie qui soient jointes au mur et opposées à la terre, ensorte que chaque dentelure ait la même épaisseur que le mur, et qu’elle s’éloigneautant du mur qu’elle soutient que la terre qu’elle soutient est haute. Enfin,vers l’extrémité des angles, après s’être éloigné de l’angle intérieur d’un espaceégal à la hauteur du mur qui soutient la terre, on fera une marque de chaquecôté, et de l’une de ces marques à l’autre on fera une muraille diagonale, dumilieu de laquelle une autre partira, qui ira joindre l’angle du mur. Par cemoyen les dentelures avec cette diagonale empêcheront que la terre ne presseet ne pousse le mur avec autant de force.
J’ai donné ces avertissements à ceux qui entreprennent des bâtiments, afin deles mettre en garde contre les fautes que l’on peut commettre en construisantles fondations. Quant à la couverture et à la charpente, elles ne demandent pasautant de précaution, parce que, s’il s’y découvrait quelques défauts, ils pour-raient être facilement réparés. Tels sont les moyens qu’on doit employer pourrendre solides dans un édifice les parties qui de leur nature paraissent le moinssusceptibles de l’être.
qu’il n’a point de sens ; et celui qu’il semble avoir estcontraire à la raison ; car il semblé que ce texte veuilledire qu’il faut que les éperons soient autant distantsles uns des autres que le mur qu’ils soutiennent a dehauteur, ce qui n’est point raisonnable ; car plus lemur que les éperons appuient est haut, et plus leséperons doivent être proches les uns des autres, parceque plus le mur est haut, plus il a besoin d’êtrea PP u yé P ar un grand nombre d’éperons. De sorte quej ’ai cru qu’il y avait faute dans le texte par la trans-position de deux lignes, et qu’au lieu de deindè infrontibus anierides swe erismœ sunt, unà struanlureœque inter se distent tanta spatio quanto altitudo sub-structionis est futura , crassitudine eâdem quâ substruc-tio. Procurrant autem ab imo quantùm crassitudo con-stiluta fuerit substructionis ; il faut lire , remettantces lignes à leur place : Deindè in frontibus anteridessive erismœ sint unà struunlur , crassitudine eâdem quâsubstruclio, eœque inter se distent tanto spatio quantocrassitudo constituta fuerit substructionis ; procurrantToms II.
autem ab imo quanliùrn altitudo substructionis est fu-tur a. Car cette grandeur de l’empâtement des éperons,qui croît à proportion que le mur qu’ils appuient estplus haut, me semble plus raisonnable que cellequi diminue leur nombre à proportion que le murest plus haut. On pourrait dire , néanmoins, que laraison qui m’a porté à chercher quelque moyen de ré-tablir ce passage est fondée sur une opinion et unepensée qui est contraire à celle de tous les architectes,qui veulent, ainsi qu’il a été remarqué dans le cin-quième chapitre du premier livre, que les empâte-ments des murs soient proportionnés à leur largeuret non pas à leur hauteur. Mais je crois que ceuxqui , comme moi, ignorent les raisons que l’on ad’en user ainsi s’en tiendront à celle que j’ai alléguéed’en user autrement, qui est, ce me semble, assezévidente.
(6) Il faut entendre que ceci est dit de la hauteurdu mur qui soutient la terre aux bâtiments souter-rains , ainsi que le texte l’explique ensuite.
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