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LA FAUNE KIMMÉRIDIENNE DU CAP DE LA HÉVE.
Sauriens, vertèbres, os longs et dents. En un mot, cette zone est de beaucoupla plus riche en fossiles de tous genres, mais surtout lamellibranches; lesOstracés et les Brachiopodes en habitent de préférence les parties argileuses.
En nous résumant, nous voyons notre terrain kimméridien, beaucoup plusargileux que calcaire, renfermer tout au plus une dizaine d'espèces de Cépha-lopodes et une vingtaine d'espèces de Gastéropodes de divers genres, contreune trentaine de genres de Lamellibranches, fournissant chacun plusieursespèces.
Si, nous élevant vers le nord, nous nous arrêtons à Boulogne, nous trouve-rons un développement plus considérable encore de l'élément argileux. Aucunepublication spéciale n'a été consacrée à cette intéressante localité depuis letravail de M. Rozet( 1). Néanmoins, nous pouvons dire ceci: les trois sous-étages que l'on considère dans le terrain kimméridien de Boulogne sont lesuns et les autres sensiblement plus argileux que ceux du Havre. Il est constantque les Céphalopodes et les Gastéropodes y sont en fort petit nombre; quantaux Lamellibranches, ils sont, au contraire, fort communs. Les Pernes, lesGervillies et genres analogues caractérisent le sous- étage inférieur, les Ostreavirgula la partie moyenne, les Ostrea deltoidea la zone supérieure. Il est cu-rieux de voir cette dernière espèce, qui se trouvait à la base des couches kim-méridiennes au Havre, habiter celles du haut à Boulogne.
Passons maintenant dans le sud de l'Angleterre, et arrêtons- nous un instantdans les principales localités où le terrain kimméridien est représenté. Dans labaie de Kimmeridge, à Weymouth, à Shotover, à Woburn, dans l'Oxfordshire,la formation tout entière devient tellement argileuse qu'il n'y a plus lieu mêmed'établir de sous- étages: du haut en bas ce ne sont plus qu'argiles bleues ounoires, bitumineuses, fissiles, comprenant de temps en temps quelques raresbancs d'une pierre brune, subcalcaire, souvent bitumineuse, et, dans toutel'étendue des assises, les Huîtres, les Gryphées et d'autres Lamellibranches sontrépandus en assez grande quantité. Plus de subdivisions paléontologiques àétablir, et remarquons, d'après les listes de fossiles données par Fitton, la sin-gulière décroissance des Mollusques supérieurs. Une seule espèce de Gastéro-pode du genre Pleurotomaria, trois espèces d'Ammonites parmi les Céphalo-
( 1) Description géognostique du bassin du Bas- Boulonnais, par M. Rozet( 1828).